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L’histoire n’est pas seulement la reproduction des cendres,
mais aussi le passage du feu.
Thomas More


 Pierre Schunck 1935

La résistance de Pierre Schunck et ces gens

  pendant la Seconde Guerre mondiale.
  Des textes originaux, collectionnés par Arnold Schunck

 
 
 

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À plusieurs endroits, vous pouvez lire les mots « district » et « rayon ». Pour des raisons pratiques, la résistance hollandaise a divisé les provinces existantes en parties plus petites. Cela ne correspond à aucune classification officielle, mais il a été seulement basée sur le travail clandestin de la résistance. Ils ont utilisé les mots « district » et « rayon », ce qui souvent était un sous-disdrict et parfois indépendant. Le rayon de Valkenburg, dont le chef était mon père, incluais Valkenburg et quelques villages. Vers la fin de la guerre, il appartenait au district de Heerlen.
Vous allez trouver aussi plusieurs fois le mot « plongeur » . Ce dernier est la traduction du mot « onderduiker » néerlandais. Pendant la guerre, il a été utilisé pour toutes les personnes, qui étaient recherchés par les Allemands et pour qui il était mieux de se cacher, de se plonger dans la clandestinité. C’est pour eux que l’organisation LO fut fondée. Pour les Juifs, les pilotes alliés qui s’étaient écrasés sur la Hollande, les jeunes hommes qui ne voulaient pas aller travailler en Allemagne dans le but de remplacer les soldats allemands. Pour le contact avec l’LO, les plongeurs s’adressaient à leur duikhoofd, voir le chapitre sur les plus petites unités.

Introductionhaut de pageretour

La résistance contre l’occupation allemande des Pays-Bas pendant la seconde guerre mondiale a commencé le premier jour. Spontanément, désorganisé. En tant que des formes de désobéissance civile. Peu à peu, en particulier l’aide aux « plongeurs » a été organisé (C’était comment étaient appelés les gens, qui ont dû se cacher aux nazis pour diverses raisons). Au plan militair ce n’était pas une contribution importante à la victoire des alliés. La cachette de jeunes hommes qui devaient se rendre en Allemagne pour faire du travail forcé certainement a nui à l’industrie de guerre allemande en quelque façon. Mais en particulier, de nombreuses vies ont été sauvées. Vous trouverez ici l’histoire de Pierre Schunck et ses gens, qui est typique de cette résistance.
Cependant, à certains égards, la résistance dans la province de Limbourg se distingue du reste du pays. Les principaux points sont les suivants :

  • À Valkenburg il faut considérer la proportion particulièrement élevée de partisans du parti national-socialiste NSB (1935 à Valkenburg : 23,4 %, national 7,94%, Limbourg en tout 11,7 %, bassin houiller du Limbourg 17%). De cette manière, la résistance dans cette commune était particulièrement dangereuse.
  • Bien avant l’arrivée des troupes allemandes, l’ archevêque néerlandais a déclaré l’appartenance à n’importe quel organisation nazie incompatible avec le christianisme . Les réprésentants d’autres confessions ont fait des déclarations similaires. Dans l’époque, la province néerlandaise du Limbourg était encore très catholique, ce qui signifiait que grandes sections du clergé catholique ont pris rapidement un rôle de premier plan dans la résistance . Dans le bassin houiller du Limbourg (district de Heerlen de la Résistance) la coopération avec les syndicalistes, les socialistes et les communistes était lisse, malgré les différences idéologiques.
  • Le Limbourg était, comme les autres provinces frontalières, une zone importante pour l’accueuil de gens du Ouest densément peuplé du pays, qui devaient se cacher. Dans la ville touristique de Valkenburg , ils furent logés non seulement chez les paysans, mais aussi dans les hôtels . Voir aussi le postface de Cammaert a l’avant-dernière page.
  • La position géographique au coin sud-est des Pays-Bas, a rendu cette région appropriée comme zone de transit pour de nombreux réfugiés et pilotes alliés allants en Suisse ou à Gibraltar. C’était important pour l’activité en particulier dans les nombreuses villes frontalières. Pour Valkenburg cela a joué un rôle mineur.

Ce texte est une mosaïque de différentes sources », que j’ai sur ce sujet, avec quelques commentaires de ma plume. De la couleur de la ligne de marge à gauche vous reconnaissez à un coup d’œil l’origine de chaque paragraphe. Si vous bougez en outre votre souris sur le texte, la source est affiché comme du texte « info-bulle ». Blocs de citation littérale des interviews ont un fond plus sombre (pas dans la version imprimée) et sont en retrait.
Ci-dessous vous trouverez un aperçu des sources consultées

Afin de se protéger et des autres, ils ont utilisé des alias qui avaient les mêmes initiales que leur propre nom. Parce que, à cette époque, il était encore loin commune que les initiales ont été écrits ou brodé dans la buanderie. Un exemple célèbre : l’organisateur de la résistance française Jean Moulin avait e.a. les pseudonymes Joseph Mercier et Jacques Martel. Les gens de résistance ne savaient que le pseudonyme de l’autre. Les vrais noms sont devenus connus seulement après la guerre, cependant, sur les réunions de résistance et d’autres célébrations, ils se sont généralement encore appelés de ce pseudonyme. Le nom de résistance de Pierre Schunck était Paul Simons.

Avant la Seconde Guerre mondialehaut de pageretour

Pierre Schunck (*24-03-1906, Heerlen †02-02-1993, Kerkrade) était le fils aîné de l’homme d’affaires néerlandais Peter J. Schunck et Christine Cloot.
 
Settela Steinbach,
19 Mai 1944

Déjà en tant qu’étudiant, Pierre Schunck a montré un sentiment social. Peut-être c’était aussi son désir après une vie intéressante, qui l’a fait partager dans un camp de manouches à Heerlen à un programme d’alphabétisation des enfants ? Mon père faisait ce travail pour la famille Steinbach. Cela a plu à la mère tellement qu’elle a promis l’une de ses filles à lui. Ceci, cependant, n’est jamais devenu réalité. Pire encore: comme quelque chose à attendre, les nazis ont tué la plupart des Sinti du Limbourg, ainsi que la famille Steinbach.
Qui ne connaît pas l’image de Settela Steinbach regardant pendant la guerre du wagon à bestiaux, dans lequel elle fut transportée à Auschwitz? Elle est née près de Sittard, donc elle appartenait probablement à cette même famille Steinbach. Seul son père a survécu à la guerre et est mort en 1946 à Maastricht.

Correspondant à la tradition de l’époque, la famille a expliqué à Pierre : « Ton avenir se trouve ici dans l’entreprise, sauf si tu veux devenir prêtre. »
Pour des raisons différentes Pierre se sentait plus attiré de devenir prêtre. Il a complété ses études à Megen près de Nimègue et à Hoogcrutz (à l’extrémité sud du Limbourg du Sud). Mais il a quitté le monastère avant l’ordination prêtre.
Après le temps au monastère dans les années trente, il a dirigé une entreprise par ordre de son père, une blanchisserie à Valkenburg. Pour le déjeuner, il allait souvent dans l’Hôtel Cremers, qui était détenue par les parents d’un ami, Joop Cremers. Il y a rencontré sa femme future, Gerda Cremers.
La Seconde Guerre mondiale a exercé une grande influence sur leurs vies. En raison de leurs convictions morales et nationales, Pierre et Gerda n’ont vu qu’une seule possibilité : se rebeller contre l’occupation allemande.

Résistance non-syndiquéehaut de pageretour

Comment on y parvenait à s’exposer à un aventure si dangereux comme la résistance ? On ne se décidait pas pour la résistance. C’étaient des événements, parfois de petits incidents, qui amenaient des gens comme moi, de monter au créneau. Le résultat était, qu’on avait fait quelque chose pour aider des autres, quelque chose qu’avait été interdit à par l’occupant. De cette manière l’on est parvenu d’une chose à la prochaine.

Les premiers plongeurs (Mai 1940)haut de pageretour

Le 10 mai 1940, vendredi avant la Pentecôte. Un temps rayonnant. Des avions allemands dans le vol de dépression au-dessus de notre maison. Au centre de Valkenburg, les tanks ennemis montent au Cauberg. Nous sommes occupés.

Des soldats néerlandais, qui ont fait marcher un vieux canon sur le Cauberg, ont renversé le mastodonte au milieu de la rue pour gêner l’avant-marche et ils ont disparu. Ils sont assis à la pente du bois en face de notre maison, la « Polverbos", et ils ne savent pas, ou aller. Je les vois.
Je ne pouvais donc pas laisser tomber les gars dans les mains de l’ennemi ?


 Gerda Cremers 1935

On les a invité dans la maison et ma femme Gerda fut tout de suite occupée de leur servir un petit déjeuner fort. Ensuite il fallut transformer douze soldats en des civils. Avec beaucoup d’improvisation nous y sommes arrivés. Entre-temps le personnel eut commencé le travail quotidien. Des consultations avec les hommes du personnel produisaient quelques vêtements et le résultat de la transformation des soldats fut un peu bizarre.
De cette manière on a eu tout à coup les premiers plongeurs, car le transport à la maison n’était possible que pour quelques gars de la région.
Dans la semaine après la Pentecôte, le voyage de foyer pour les touristes échoués à Valkenburg fut organisé et nos gars partirent avec eux vers le nord. Quelquesuns d’entre eux ont renvoyé convenablement les vêtements prêtés.


 La blanchisserie

Mais maintenant aux armes et les uniformes qu’ils ont laissé. Johan de W. , notre chef mécanicien, sut une solution. « Nous brûlerons les uniformes sous le cuiseur à vapeur dans un feu joli, mais … » dit Johan « peut-être un jour nous aurons besoin d’urgence des fusils pour chasser ces boches. » Il sut ce qu’il fit : il démontait une pièce. Les armes furent graissées elles-mêmes grossement, elles furent enveloppées avec des chiffons et elles furent enterrées séparément dans le jardin. Les pièces qu’il avait tenues séparément furent graissées, elles furent emballées dans un petite caisse et cachées ailleurs. Il procéda ainsi pour que les fusils soient inutils pour les nazis, s’ils les trouveraient.

Résistance publiquehaut de pageretour

De L’histoire de Valkenburg-Houthem :

Le 29 juin 1940, l’anniversaire du prince Bernhard, des gens nombreux se sont montrés dans les rues avec un œillet blanc dans la boutonnière. Parce que c’était la fleur de blason du prince. C’était la première résistance publique contre l’occupation allemande.
La nation néerlandaise n’a probablement jamais compris mieux les paroles de l’hymne national que dans les années amères de l’occupation :

« de Tyrannie verdrijven
die mij mijn hert doorwondt »

(Bannir la tyrannie, qui me transblesse mon cœur)

Le nombre de combattants de la résistance a augmenté progressivement en raison de l’obstination avec laquelle l’idéologie nazie a été imposée, de l’injustice croissante, de la politique d’extermination des juifs, des déportations nombreuses vers les camps de concentration, des fusillades des otages, du service de travail forcé dans l’industrie d’armement allemande, de la déclaration de loyauté que chaque étudiant a dû signer, et de l’ enlèvement de l’ancienne armée néerlandaise dans la captivité de guerre.
Ceci et beaucoup d’autres choses ont nourri la résistance. La haine contre les Nazis allemands et néerlandais a augmenté. Il y avait de plus en plus de la résistance publique contre l’oppression impitoyable et la violation des droits humains fondamentaux.

Initialement, cette résistance était principalement de la désobéissance civile, mais peu à peu l’on a commencé également à saboter. L’aide aux plongeurs a suivi ce modèle aussi : Ce qui a commencé comme de l’aide spontanée et individuelle, était organisé progressivement à des niveaux toujours plus élevés. En premier lieu, il y avait un besoin d’aide humanitaire, mais ce travail a également eu une importance militaire : les jeunes hommes qui ne veulent pas aller au travail forcé en Allemagne, pour remplacer les soldats dans les industries (d’armement) et la production alimentaire là-bas , ont été cachés. Des pilotes alliés qui étaient abattus ont été « envoyés » à Gibraltar par la pilotenlijn (ligne aux pilotes) . L’histoire de Pierre Schunck est très typique. Il n’a jamais « planifié » il. On pourrait presque dire : le tout s’est emparé de lui.

Des calices et des chasubleshaut de pageretour

Pendant un an ne s’est rien passé. Les allemands ont fait les innocents, nos prisonniers de guerre ont pu rentrer à la maison et nous nous sommes demandés : « Pourquoi nous sommes exposés à un tel danger en aidant les gars ? Après tout ils sont officiellement et convenablement à la maison maintenant. » Jusqu’à Valkenburg s’est effrayé par la rumeur que l’SS ait expulsé les jésuites en Allemagne, et qu’ils aient saisi le cloître. La rumeur fut vraie en grande partie mais tous les pères ne furent pas partis. Le supérieur et quelques quelques autres pères s’eurent cachés chez recteur Eck, un oncle de ma femme. Et pasteur du cloître de franciscaines de St. Pieter à Valkenburg.

Dans le rayon de Valkenburg, il y avait eu quelques fondations de monastères allemands sous Bismarck à l’époque de ce que l’on appelle le Kulturkampf (guerre culturelle). Recteur Eck avait grandi près de la frontière germano-néerlandaise, son père était allemand et et pour cette raison il fut un directeur de conscience convenu à des religieuses allemandes. Le monastère jésuite a été saisie pour herger une « Reichsschule der SS » (école pour les garçons SS).

Cet oncle m’appela avec la demande pressante de venir chez lui.
Dans la pièce du recteur des pères allemands étaient assis. Ils eurent un grand souci, à savoir, que les vases sacrés et les chasubles précieuses auxquels ils accordèrent une importance sacrée, pourraient tomber dans les mains de l’SS païen. Des familles de Valkenburg avaient déjà mis en sécurité des peintures et d’autres choses accessibles — le cloître avait été abandonné pendant quelques jours. Mais maintenant une entreprise de construction fut là avec des travailleurs. Ils etaient en train de préparer la fondation d’une « Reichsschule der SS » (Ecole impériale de l’SS) à venir ici . Les pères me demandèrent si je connaissaissais quelqu’un qui oserait sauver leur possession précieuse en des calices et des ostensoirs et des reliques. Le hasard collabora de nouveau. Un directeur de construction m’appela si nous pourrions chercher, nettoyer et ramener le linge sale que les jésuites avaient laissé. Ce fut la chance de règler cette question en plein jour.
Le cheval et la charrette furent à la maison. J’y suis allé moi-même avec un voisin, muni de quelques paniers à linge. Nous répartîmes les ostensoirs, les calices et les chasubles sur les paniers sous le linge sale. Les travailleurs nous aidèrent à soulever les paniers lourds sur la charrette. Nous rentrâmes en sécurité à la maison et l’oncle Eck pouvait calmer les pères. Maintenant, nous fumes accablés d’une grande « fortune d’ennemi ». Mais ça ne resterait pas tout.

Dans « L’histoire de Valkenburg », nous lisons : « Qu’en 1942 on a fait disparaître et caché pendant la guerre entière des biens précieux du monastère des Jésuites exigé par les Allemands, c’est un autre histoire. Pierre Schunck (38) et les siens ont enlevés, entre autres, des calices et des ciboires, des objets et des chasubles historiques, cachés en dessous du linge dans des paniers. Et au dessus étaient assis, très innocents, quelques de ses enfants. Des livres précieux sont transportés sous l’habit d’un prêtre résidant chez des personnes privées à Valkenburg. »

Des armes avec des pommes de terrehaut de pageretour

Printemps 1942


Hollandsche Stoomwasscherij
(blanchisserie à vapeur hollandaise)
Valkenburg

Paul et ses gens réussirent aussi à faire sortir clandestinement (sous le linge) de la bibliothèque du monastère des livres lituaniens et de cette manière à retirer les de la cupidité de Rosenberg, l’idéologue des nazis, qui fut de naissance de Lituanie. Ils réussirent aussi, avec les dames de l’« action catholique » et des paysans des environs, à installer une banque alimentaire pour les enfants comme alternative à la Winterhilfe (aide d’hiver) des nazis. Les gamelles furent magouillés dans la « Reichsschule » et mis au grenier de la blanchisserie de Paul.

Un matin de printemps en 1942, soudainement le bâtiment entier fut encerclé par une unité de la gendarmerie néerlandaise sous le commandement du sergent R. ( un NSB fanatique et un bûcheur ). ( La gendarmerie Néerlandaise était et est encore une unité militaire. Les grades y sont militaires aussi. Elle est appelée Maréchaussée Royale. ) Celui-ci entra chez moi sans s’annoncer et il dit : « Vous êtes sous la détention à cause de soupçons sur une détention d’armes interdite. » Je devrais montrer où les armes se trouvèrent. Quand je fis semblant d’être bête, il tira un bout de papier, sur lequel je pensa reconnaître l’écriture d’un nouvel employé. « Des armes enfouis dans le jardin, un revolver enfoui dans la cour, de la munition dans des tonneaux avec du savon ». Entre-temps un gendarme creuse dans la cour sur la recherche du revolver. Le vicaire Horsmans arrive par le portail d’entrée et R. va à le rencontrer. Le gendarme me dit avec ses regards, qu’il a le revolver ouvertement dans le trou. Il le jette sur le tas de terre creusée et le couvre tout de suite avec une pelle de terre. Il continue à creuser avec de l’ardeur. Ma femme fut forcée de rester à l’intérieur. Tous les téléphones dans l’entreprise avaient été fermés et les filles furent comme clouées sur ses places. Quelques-unes d’entre eux pleuraient et sanglotaient haut et fort. Les hommes eurent sorti et ils firent obstacle aux policiers cherchants où il était possible.
HeureusementHeureusement pour moi le jardinier, Leo Dahmen, avait enfoui les armes profondement autre part et il eut construit un dépôt de pommes de terre dessus, comment il était courant pour le stockage d’hiver. Un autre tas de pommes de terre se trouva à la place qui était indiquée sur l’esquisse. Quand les policiers ont commencè à fouiller ce tas, la protestation forte est venu des employés masculins ; ils entouraient tous le tas. Là, ils ont crié des choses comme : Ce sont nos pommes de terre, mains à l’écart, ce dépôt est à nous, pas au chef, il a rien à voir avec ça etc. Le dépôt de pommes de terre fut fouillé quand même et ils n’y ont trouvé rien.

Il y avait d’autres exemples de désobéissance civile, dans laquelle la plupart des gens a participé. Par exemple, tout le monde qui a eu l’occasion de le faire, a élevé quelques poulets, une chèvre ou un cochon pour avoir quelque chose au-delà des rations. Il fallait enregistrer ces animaux à l’office de distribution, et puis on avait moins de rations. Pour contourner ça, ils ont inscrits souvent moins d’animaux que ce qu’ils avaient vraiment. La famille Schunck aussi avait un troupeau de poulets (derrière la blanchisserie), dont seulement quelques-unes ont été enregistrés. Si un inspecteur venait pour vérifier le nombre des animaux, la personne à la porte l’a signalisé vers l’arrière, et les poulets sont chassées par quelqu’un du personnel dans le verger voisin. Il s’agissait d’un sport populaire, qui portait déjà les germes de la rébellion dedans.

« Mon fils n’est pas un criminel »haut de pageretour

Dès ce moment-là, je pouvais rentrer à ma femme. Entre-temps, mes parents qui étaient venus de Heerlen avec un taxi et le vicaire Horsmans étaient là aussi. R. entra et il communiqua : « Nous avons trouvé du cuivre et vous devez vous en justifier avec les autorités allemandes. Pour cette raison, vous serez envoyé à Vught. » (Pendant la guerre un camp de concentration allemand y était situé.) Ma femme reçut ordre, de préparer des pyjamas et des articles de toilette pour moi. Ma femme se rebellait violemment et elle déclarait qu’elle était enceinte et qu’elle partirait ensemble avec moi à Vught. Je voulus encore parler avec le vicaire et je dis : « Je veux encore confesser avant de partir. » Ceci fut permis par R.. J’ai demandé le vicaire, à contacter Johan, le chef mécanicien, à cause des armes, ainsi que les jésuites à Maastricht à cause de ses propriétés, pour que ma femme Gerda ne coure plus du danger pendant ma captivité. Il a promis de régler tout.
Peu de temps après cette confession, R. ordonna à un gendarme de m’emmener. Je fus attaché à son poignet avec des menottes et nous devions aller ainsi à travers Valkenburg. Là, mon père vint dans l’action. « Mon fils n’est pas un criminel! Même s’il avrait caché des armes, je serais fier de lui. Il ne peut pas aller par les rues, attaché comme ça ! Un taxi attend dehors et j’exige que vous, Monsieur l’officier, permettez qu’il soit emporté avec le taxi. Si pas, je notifierai mon beau-fils donc son beau-frère, comment vous humiliez sa parenté immédiate. Et ce beau-fils est Ortsgruppenführer (Chef) de l’NSDAP (parti nazi allemand) à Heerlen. » R. céda et je suis allé en taxi à la station de police sur l’Emmaberg.
Là, l’adjudant fut assis dans son bureau. Le policier R. voulut m’enfermer dans la cellule, mais l’adjudant fit signe, que je dus venir dans son bureau. Il envoya le jeune homme et il me demanda très surpris « Est-ce qu’il y a des problèmes ? ». « R. a trouvé du cuivre chez moi à la maison. » En ce moment il fut midi. L’adjudant appela sa femme, pour qu’elle me donne quelque chose à manger. Une grande tasse de bouillon vint avec un &oeulig;f battu dedans.
Plus tard, l’adjudant dit après une recherche soigneuse dans divers livres : « Réfère-toi à un décret de notre secrétaire général à La Haye au sujet de la livraison de cuivre, de prétendu au soutien de l’industrie ’néerlandaise’. C’est un cas pour le bureau du procureur à Maastricht, pas pour la SD! » ( SD = Sicherheitsdienst des Reichsführers-SS, service secrète de l’SS )
R. entre, il m’ignore et il va au téléphone. L’adjudant qui est assis à côté de l’appareil, y met sa main dessus et il dit : « C’est un cas de cuivre ? » « Oui, et j’y dois informer l’SD. »L’adjudant le prévient qu’il va se fourrer fortement dans le pétrin chez le procureur s’il l’oublie dans cette chose. R. commence à discuter avec l’adjudant pourquoi je ne suis pas dans la cellule. « Cet homme est mon ami et je ne le ferme pas dans une cellule. ».
R. décrocha le combiné. Je pus suivre la conversation avec le ministère public à Maastricht (qui en sut apparemment). Ils dirent que R. n’aurait rien d’autre à faire que la confiscation du cuivre et d’écrire un procès-verbal. Donc pas d’arrestation. Après cet entretien, R. vint à moi avec un visage renfrogné : « J’ai plaidé pour vous à Maastricht pour en rester là. Dès que mes gens m’informent qu’ils n’ont pas trouvé d’armes, vous êtes libre d’aller. » Le soir les hommes reviennent et ils n’ont rien trouvé. R. appelle ma femme avec sa voix la plus aimable et il dit qu’il aurait intervenu auprès des autorités judiciaires pour qu’il puisse me laisser aller.

Cours accéléréhaut de pageretour

Il s’avéra plus tard que le vicaire, les parents et le procureur eurent informés par un ami à temps.

Encore le même soir quelques hommes dignes de confiance ont apporté les armes autre part, sans que moi je le sus. Deux policiers ramenèrent le cuivre et ils me conseillèrent de mettre les tonneaux avec le savon à un autre endroit. Peu de temps après, un frère des jésuites vint avec une caisse doublée avec du zinc dans lequel nous mîmes les calices etc. Nous avons caché cette caisse sans témoins ( on apprend beaucoup à ses dépens ! ) dans le garage, sous le carrelage. J’ai suspendu les chasubles dans un placard de la blanchisserie et comme d’habitude j’y ai attaché des cartes, mais avec les adresses de plusieurs cloîtres au Limbourg méridional. Mon père et moi avons caché les vieux livres dans un corridor autour du coffre-fort de l’ancien « Twentsche Bank » à Heerlen. ( En 1939 Peter Schunck eut acheté un immeuble de la Twentsche Bank à Heerlen pour pouvoir construire une arcade : le passage entre l’Emmaplein et le marché.)
Avec quelques exagérations, mon histoire avec les armes s’est répandue comme une traînée de poudre à travers Valkenburg. Des gens que je connus à peine vinaient vers moi dans la rue pour me féliciter, l’un d’entre eux dit même qu’il sut une place pour les armes. Mais là j’ai appris une leçon dure. Depuis, je savais qu’il fallait procéder prudemment. On peut dire que j’ai reçu un cours accéléré de résistance.

Nous y pouvons conclure qu’entre-temps, beaucoup de gens voulaient résister.

Jan Langeveldhaut de pageretour

Peu de temps avant la guerre, un conseiller fiscal spécialisé, Monsieur Stoffels de Bussum, me fut recommandé. Celui-ci était toujours réservé envers moi. Cependant, après cette perquisition son attitude était soudain plus ouverte et il parlait avec moi de la guerre et de l’ennemi.
En 1941, la licence pour la production de vêtements de travail de mineurs vint en danger pour la société Schunck à Heerlen si aucun appareil de production séparé ne serait pas instauré. On me demanda de m’accabler de cette organisation (ma véritable profession). Je débattais avec Stoffels sur l’administration et sur la direction de l’entreprise.
« Jan Langeveld » 1992

Stoffels connaissait une personne à Amsterdam, qui venait de l’industrie textile et il proposa de le demander s’il avait envie de venir au Limbourg.
Après quelques jours, il est revenu avec la communication : en effet, le jeune homme - un célibataire - voudrait bien venir. Il est Juif et il vient sous un faux drapeau. Il préférerait avoir une possibilité d’habiter dans l’entreprise pour qu’il ne doive pas aller dans la rue. La préparation est terminée en 1942. J’avais faire séparer déjà derrière l’entrepôt une pièce, où le plongeur qui arriverait bientôt pourrait vivre. Je ne savais pas (encore) son nom réel et je ne voulais aussi pas le savoir. Pour moi, c’était Jan Langeveld, comme il était indiqué sur sa carte d’identité, qui fit une impression défectueuse du reste. On l’avait maltraité avec une gomme par quoi le papier avait été endommagé. Typiquement quelque chose pour se faire remarquer tout de suite à la première examination.
Après que Jan Langeveld était déjà installé dans notre entreprise et que personne parmi les employés qui avaient déménagés du palais de verre à la Geleenstraat avec des machines etc. n’avait pas montré le moindre étonnement — après tout, une nouvelle entreprise a aussi besoin d’autres gens — non seulement mon plongeur se sentait un peu plus à son aise, mais moi aussi.

Chez les Schunckhaut de pageretour

Pour Pierre Schunck, il était logique de faire la lessive pour l’armée allemande. Ce fut semblable à l’camouflage de l’agent de la municipalité Freysen avec ses chemises brunes et ses racontars pro allemand, tout en travaillant clandestinement pour l’LO à l’office de distribution de Valkenburg. Pendant la guerre, nos parents ne pouvaient pas toujours cacher leur opinion devant les enfants qui étaient déjà en vie. Ceux-ci ont adopté ces opinions, sans aucune idée des conséquences possibles.
Les soldats allemands qui ont servi dans les territoires occupés, étaient souvent des gens plus âgés ou en moins bonne état, qui n’étaient pas convenables pour la service au front. (A la fin de la guerre c’était tout à fait différent : Tant de soldats étaient morts que même les garçons et les hommes âgés sont envoyés dans la bataille)
Un jour, les deux enfants les plus âgés jouaient dehors. Il faisait beau et les fenêtres étaient ouvertes. Un soldat plus âgé est venu apporter le linge de son unité et il a vu les enfants jouants. Il demande peu de Jan dans une tentative de parler le néerlandais : « Eh bien, mon petit, comment tu t’appelles ? » « Jantje » « Et tu me donnes un coup de main ? » Oh, non!! Sa sœur aînée jamais pourrait permettre ça. « Tu ne donnes pas la main à ce sale Boche ! »
Ma mère, qui a entendu le tout de derrière la fenêtre ouverte, pensait à s’enfoncer dans le sol. Maintenant, tout allait sortir! Mais le soldat ne se formalisa à elle et poursuivit son chemin. Il était probablement juste un homme gentil, qui rêvait de ses propres enfants ou peut-être de ses petits-enfants.

Un jour, mon père a reçu la commande à venir (à Maastricht ?) et de faire rapport à l’officier Untel de l’armée allemande. Il n’avait aucune idée de quoi il s’agissait. Il lavait pour l’armée, mais pour ça, il n’a jamais dû venir à la caserne. Peut-être il s’agissait de sa petite fille candide ? Alors il peurrait obtenir juste une réprimande, qu’il devait éduquer ses enfants mieux. Ou, ce qui serait évidemment bien pire, peut-être quelqu’un l’avait dénoncé ? Il s’agissait malgré tout du travail pour la blanchisserie ? Peut-être que c’était mieux d’aller sous terre ? Non, parce que s’il se révélerait d’être quelque chose d’anodine et s’il ne viendrait pas, alors il réveillerait le chien qui dort. Par conséquence, les employés perdraient leur emploi et ainsi même sa propre famille serait sombrer dans la pauvreté.
Il s’y est rendu, plein de doutes.
« Vous êtes donc Herr Schunck. Dites-moi juste quelque chose. Votre nom sonne tellement allemand. D’où est-il réellement de l’origine ? »
« De Kettenis près d’Eupen. Les gens parlent allemand là-bas. »
Mon père a étudié pendant un certain temps à Aachen et parlait couramment l’allemand. Que et sa descente à partir d’une région germanophone, qui à l’époque avait été annexée par l’Allemagne, fait déciderl’officier :
« Mais vous êtes donc un Allemand ethnique! Alors je me demande pourquoi vous vous n’êtes pas inscrit volontairement pour le front de l’Est déjà il ya beaucoup de temps! « 

C’était donc ça. Ça lui ôtait un grand poids. Le soulagement le rendit éloquent. Il déclara que bien sûr, il l’aimerait bien, mais qu’il avait un rôle moins héroïque, mais néanmoins non moins important à jouer. Enfin, il c’était sa tâche de laver pour l’armée allemande, non ? Et en plus, le revenu d’un certain nombre de familles dépendait de sa blanchisserie.

Résistance organiséehaut de pageretour

au Limbourg et à Valkenburg

Lors de la cérémonie d’adieu de son camarade « Paul », Theo « Harry » Goossen a tenu un discours dans lequel il décrit les activités de Paul, mais aussi de l’ensemble de l’LO :

Ses actions visaient principalement à aider les personnes en difficulté :

  • aux familles en détresse, dont le mari / le père a dû fuir, était allé se cacher, ou a été confiné en prison ou dans un des camps de concentration atroces.
  • organiser du logement et des cachettes pour les réfugiés, pour les Juifs, pour les pilotes alliés écrasés, pour les gens de résistance recherchés par la police, etc.
    Tous ces gens avaient besoin de nourriture, de vêtements, de cartes d’identité, de tickets de rationnement, de cartes d’enregistrement etc
  • La réalisation de cette aide a exigé l’organisation, de se consulter, la coopération intensive etc, et tout ça discrètement et en secret !

Les propres activités commerciaux de « Paul » ont été interrompues à beaucoup de reprises par LA DÉTRESSE D’AUTRES PERSONNES. Cette situation nécessitait aussi : d’être attentif et prudent et d’agir discrètement. TOUJOURS dans l’espoir, d’être en mesure d’éviter le danger (bien invisible mais toujours présente). Dans ces circontances il faut voir les activités de « Paul » de plus de 2 ans dans la résistance organisée.
De plus, nous devons prendre en considération : à plusieurs reprises il était en réel péril de sa vie.

Dans ses propres mots :

« Je ne le comprends pas. Je ne peux pas l’expliquer. J’ai eu beaucoup de chance ! Mais j’ai prié beaucoup! ». Et il ajoute : « Je n’ai pas fait ça tout seul. Et sans le soutien de mon épouse beaucoup de choses auraient échoué totalement ».

La nécessité d’accorder de l’aide aux nombreux clandestins (« plongeurs »), aux juifs, aux pilotes alliés abattus, aux prisonniers de guerre fuis et aux anciens militaires néerlandais a fait sentir le besoin d’une grande organisation confédérée. Les petits groupes de résistance sont allés travailler dans une confédération, à savoir dans l’LO (l’organisation nationale pour l’aide aux clandestins). Ils ont divisé le Limbourg en 10 districts. Apart de cette organisation, le(s) groupe(s) de combat (knokploeg, bref KP) se sont formés. Ils se sont emparés de papiers d’identité et des cartes de rationnement, souvent avec de la violence. À partir de fin 1944, les groupe de combat au Limbourg entier se trouvaient sous la direction de Jacques Crasborn de Heerlen.
Après un certain temps à Valkenburg (Fauquemont) aussi un groupe de combat se constitua. initialement il a consisté en deux hommes, les instituteurs Jeng Meijs et Jo Lambriks, dont le premier a eu Jacques Crasborn dans la classe quelques ans avant. Plus tard Georges Corbey était le troisième membre du groupe de combat à Valkenburg. Le nom fait penser que le groupe de combat soit un groupement violent, mais normalement ils n’ont pas été tellement combatifs, même si bien sûr, parfois, ils ne reculaient pas devant une action énergique, si nécessaire. Mais la tâche d’un groupe de combat n’était autre que d’assurer la subsistance des personnes « plongés ». (L’LO a fourni la distribution). On a rassemblé des matériels divers, de la lecture clandestine, des cartes de rationnement et parfois même des uniformes allemands pour utiliser au cours d’un attaque . La plupart des activités a eu lieu pendant la nuit.
Le chef de l’LO à Valkenburg était Pierre Schunck, des membres étaient entre autres Harry van Ogtrop et Gerrit van der Gronden. Bien sûr, il y avait plus de gens qui ont collaboré secrètement de temps en temps lors d’une certaine activité, jusqu’aux fonctionnaires de la commune. C’étaient les fonctionnaires communaux Hein Cremers et surtout Guus Laeven a assuré à la fin de la guerre que tout le registre de l’état civil de Valkenburg est été « perdu », au moment que l’occupant allemand est venu sur l’idée d’engager tous habitants masculins entre 16 et 60 ans à creuser des tranchées.
L’résistance organisée au Limbourg a commencé dans la ville de Venlo en Février 1943.

L’instituteur Jan Hendricx (pseudonyme Ambrosius) il y est devenu le chef de la région Limbourg du LO, assisté par le père Bleijs (pseudonyme Lodewijk) et le vicaire Naus. L’âme de la résistance au Limbourg était drs. L. Moonen (pseudonyme tonton Leo), le secrétaire du diocèse. Avec sa collaboration en peu de temps on a lié dans tout le diocèse les contacts nécessaires. Ainsi le Limbourg possèdait fin 1943 une organisation de résistance assez solide.

La historienne Christine Schunck, fille de Pierre Schunck, écrit : « Fin1944, Lou de Jong voulait tirer déjà des informations de gens de résistance au Limbourg, lorsque le front était encore assez près (pensez à la Bataille des Ardennes ). Les chefs de la résistance du Limbourg méridional ne veulent pas révéler les noms et les actes. De Jong ne revint jamais après la guerre pour obtenir des informations supplémentaires, mais simplement écrit que la résistance au Limbourg aurait présenté pas trop. Heureusement Dr. Cammaert a fait une recherche très approfondie avec un accent sur la région Moyen-Limbourg, d’où il vient d’origine. »
Parce que de Jong, pas à tort, est considéré comme l’autorité la plus importante dans le domaine de la Seconde Guerre mondiale, beaucoup de monde a copié de lui, de sorte qu’aussi …

Ici, il s’agit de la résistance organisée à l’échelle provinciale. Au niveau local, des actes individuels de résistance ont été faites depuis le début de la guerre, comme indiqué ci-dessus et d’autres. Cette résistance atteint un niveau d’organisation toujours plus élevé, qui a finalement abouti à la succursale de Limbourg de l’LO.

… à et autour de Valkenburg rien d’important est arrivé à cet égard. Le petit archif privé de Monsieur Pierre Schunck (pseudonyme Paul Simons), l’un des combattants survivants de la résistance à Valkenburg, prouve le contraire. Non seulement son rapport personnel avec des notes et des photos le montre, mais aussi quelques Ausweise authentiques et contrefaits qu’il possède toujours, des tickets de rationnement, avec notes des clandestins, avec les bouts de papier de Z18 à R8, des imprimés clandestins et des textes polycopiés, des listes sur le soutien officiel aux victimes de guerre au cours de l’occupation; un dossier au sujet des victimes juives.
Les témoins silencieux de l’aide aux clandestins organisée au cours des ans de l’occupation allemande dans la région Valkenburg se trouvent ici, de l’aide aux pilotes alliés abattus, de l’attaque à l’état civil grâce auquel l’engagement des hommes dans le processus du travail allemand a été fait en grande partie impossible dans cette région; le tripotage à grande échelle avec des documents de rationnement à raison desquels finalement il a été nécessaire d’attaquer et vider l’office de distribution à Valkenburg, parce que les falsifications ne pouvaient pas se révéler; comment on a dévalisé un entrepôt d’appareils de radio à Klimmen, on a laisser disparaître en sécurité la vaisselle ecclésiastique et les chasubles précieuses du monastère des Jésuites à Valkenburg; des pièces de bravour comme le dévaliser d’un wagon de chemin de fer plein d’œufs et d’environ mille kilo de beurre de la laiterie à Reymerstok.

Cette laiterie a travaillé pour la Wehrmacht. Avec des actions comme celle-ci les uniformes allemands et le véhicule de l’armée mentionnés ci-dessous ont été très utiles. De la proie l’hôpital à Heerlen a bénéficié particulièrement, où de nombreux plongeurs ont été traités en secret.

Nous sommes venus en contact avec un vicaire à Heerlen qui avait des problèmes avec l’habillement de ses co-humains qui plongeaient. Nous pouvions l’aider avec ses problèmes et il promit de faire quelque chose pour les papiers de notre plongeur. Ce vicaire était Giel Berix. Le travail pour les plongeurs de ce vicaire n’eut pas encore de contact avec la résistance nationale. On essayait d’aider où c’était nécessaire. Seulement 1943, le tout fut organisé au niveau national, avec la participation de deux vicaires de Venlo et surtout d’un instituteur nommé Ambrosius, alias Jan Hendrikx. Et, d’abord ne tant que l’homme pour les vêtements des plongeurs et plus tard que le directeur du rayon de Valkenburg et ses alentours, je suis devenu membre de la résistance pour ainsi dire d’un incident à l’autre.
Si l’on m’aurait demandé soudainement : viens, participe & hellip ; je peux imaginer que je ne l’aurais pas fait, après une réflexion objective et à cause des dangers pour un homme marié avec des enfants et une entreprise avec des gens en danger également de perdre leur emploi. Mais là, je m’étais juste retrouvé dans cette situation. Je l’acceptais et je savais que ce devait être comme ça.

Redistributionhaut de pageretour

Des vêtements pour les plongeurs

Je suis entré en contact avec le vicaire Berix par la société. Parce que Berix a essayé d’obtenir des vêtements pour les pilotes (alliés) et les clandestins ici. Il a demandé pour des combinaisons. Je dis : « Pour quelle raison ? » « Je ne peux pas dire pour qui. Juste pour les pauvres « , at-il dit.
Il a demandé une assez grande quantité, de sorte que je dis : « Si c’est pour les pauvres, je dois le discuter avec Distex. » Mais il trouvait ça un peu dangereux.

Il s’agissait de son manque de vêtements de travail pour des étudiants plongeurs, qui étaient hébergés chez des paysans (1942). Giel proposait, en contrepartie pour mon soutien, de se procurer d’une carte d’identité et des tickets de rationnement pour le plongeur juif dans l’entreprise dit «  le moulin" » à Heerlen.

J’ai eu un Juif en tant que gestionnaire ici, qui se cachait sous le nom de Langeveld, et il a vécu ici comme un Aryen.

Nous venions à un arrangement : les frais des vêtements de travail en ce qui concerne la consommation de tissu et les salaires à verser seraient payés par Berix d’un fonds de l’évêché (fonds pour des nécessités particulières).
Il s’avéra que les matières nécessitées que Distex livrait en grandes quantités provenaient d’entreprises textiles, qui étaient saisies de Juifs. L’on les avait donné à Distex pour les redistribuer. Distex n’écrivit pas de facture et par conséquent, la résistance ne devait pas payer ces livraisons. Comme Monsieur Hogenstein de l’entrepôt central de Distex à Arnhem, prenait la redistribution littéralement, à savoir de Juifs pour des Juifs, il soulignait que les plongeurs juifs devaient avoir la priorité à la dépense de vêtements.

Ensuite, Berix m’a demandé, si j’avais jamais fait quelque chose de clandestin. J’ai dit : « Oui, un peu. »
Probablement il avait déjà le plan d’organiser le rayon de Valkenburg. Je répondis que j’avais enlevé clandestinement des parements et des calices d’or et des livres du monastère des Jésuites allemands à Valkenburg, qui avaient été chassés par la Reichsschule (école de la SS) , en tout quelques charges de voiture.
Berix a trouvé tout ça très intéressant et charmant et puis il me proposait de loger plus de gens à Valkenburg, parce qu’il supposait qu’il y avait de bonnes possibilités pour cacher des gens à Valkenburg et ses alentours. (J’habite à Valkenburg).

Après la retraite du recteur Prompers, pour de bonnes raisons et selon ses propres souhaits, le vicaire Giel Berix de la rue Nobelstraat à Heerlen, un ami de « Paul » et l’un des fondateurs de l’LO à Heerlen, est devenu le chef du district Z18 (le district de Heerlen). Il était divisée en neuf rayons.
Le présent M.«  Paul  » est devenu le chef du rayon Valkenburg dont les activités de résistance s’étendaient jusqu’à Gulpen et Maastricht inclus, pendant qu’à l’époque Klimmen et ses alentours aussi furent classés lors du rayon de Valkenburg.

Lors de diverses réunions secrètes et au cours de la coopération nécessaire, on a appris à se connaître mieux et sont devenus connus aussi - partiellement - les noms de famille et quelques besognes familiaires.
Le nom de famille de « Paul » était Schunck, il habitait à Valkenburg, où il avait une blanchisserie, qui fut gérée par lui et son épouse Gerda. Des temps, l’on pouvait trouver « Paul » à Heerlen dans une usine de vêtements aux quatre-bras Kruisstraat-Geleenstraat.

Le contact résultant entre le rayon de Valkenburg et le district de Heerlen était simple, parce que j’étais à Heerlen au travail tous les jours.

De plus, nous convenions qu’aucune personne cachée ne serait renvoyée à l’entreprise mais que leur besoin de vêtements serait transmis par des courriers.
Du besoin de vêtements plus compliqué était règlé par le directeur du bureau d’aide sociale municipal, Monsieur Cornips, avec moi. En raison de sa fonction, celui-ci était très compétent pour cela. Il s’agit de costumes, de vêtements, de manteaux etc. pour des familles étant cachés dans leur ensemble (surtout des Juifs ) et de costumes et de manteaux pour des prisonniers de guerre (principalement des Français) et des pilotes.
Je dus m’occuper personnellement des problèmes difficiles à résoudre, par ex. d’un père franciscain très gros, père Beatus, et aussi d’un franciscain très grand, père Amond. Là, le travail de mesure était nécessaire.

Les cavernes de Meerssenerbroekhaut de pageretour


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Mon père exploitait une carrière de chaux avec un chaufour depuis les années 30 (A coté du Meersenerbroek entre Geulhem et Meerssen) . La chaux était broyée et elle était vendue aux agriculteurs comme engrais. Le directeur de cette entreprise était Heinrich S., un ingénieur d’exploitation minière. Il était un Allemand, qui a vécu en hollande déjà avant la guerre. Cependant, son activité principale se concentrait sur une carrière avec une commerce de pierres à Kunrade, également dans la possession de mon père.
Jusqu’en mai 1940, ce beau-frère a toujours donné l’impression à sur d’être profondément hostile contre le régime nazi. Pour cette raison, nous étions très étonnés d’apprendre qu’il avait été nommé chef du « ortsgruppenführer » (chef du groupe local) de la NSDAP (parti nazi allemande) à Heerlen et qu’il avait reçu une fonction de contrôle dans les Staatsmijnen (mines de l’état au Limbourg comme secrétaire de l’administrateur allemand des mines.
En 1942 j’appris par vicaire Berix que dans la caverne qui appartenait à mon père, un vicaire de Meerssen avait caché deux gars qui étaient cherchés par les Allemands. Des informations confirmaient ceci et je pouvais rendre une visite à ces gars. Le vicaire me jura, qu’il connut chaque membre individuel du personnel de la mine de chaux à Meerssen et que chacun fut complètement fiable. Mais il ne savait pas que le chef était un fonctionnaire du parti allemand.

En fait, c’était la fondation du rayon de Valkenburg et ils étaient mes premiers plongeurs. Cela a été fait en consultation avec le vicaire Geelen.

Ici Pierre Schunck ne prend pas en considération les soldats néerlandais, qu’il a envoyé sur leur chemin à la maison dans les premiers jours de l’occupation après qu’ils aient attendu pendant un certain temps à Valkenburg à la saison touristique pour se cacher dans la foule au chemin à la maison. Voir ci-dessus.


Toutefois, le hasard jouait en notre faveur. Mon père était en train de discuter avec Heinrich S. sur le travail au niveau de la direction de l’entreprise, à cause de sa charge de travail dans la mine et dans le parti. Je connaissais un étudiant diplomé récemment à Louvain, il était ingénieur agricole. C’était un frère de notre vicaire à Valkenburg, un certain ingénieur diplômé Horsmans. Je lui demandais s’il n’avait pas envie de se charger provisoirement (tant que la guerre dura) du travail de mon beau-frère à Meerssenerbroek. Mon père et ce Monsieur Horsmans se mettaient d’accord.
Entre-temps, Berix et moi avions trouvé une idée pour ces cavernes.

D’abord, les gars de le vicaire Geelen étaient là. Mais l’on ne peut pas rester plus de trois mois sous la terre, alors il faut aller de nouveau à l’air frais. Donc, à mon avis, il serait une meilleure idée d’installer une « auberge aux plongeurs » là-dedans. Nous avons logés les gars du vicaire Geelen dans une ferme à Schin op Geul (nous les avons repris complètement).
Ainsi, la caverne est devenu l’auberge aux plongeurs, et s’il m’est arrivé d’avoir aucune place libre mais j’ai obtenu de nouvelles entrées, alors j’ai dit : « Laissez-les venir », alors je les ai mis dans la caverne, et ils étaient sûrs pendant un certain temps.

La construction de l’«  auberge aux plongeurs »haut de pageretour

Notre jeune organisation était absolument dépendante de ses propres efforts pour offrir des endroits pour se cacher aux personnes poursuivies par l’ennemi. L’association à une organisation nationale (L.O.) ne fut pas encore réalisé et nous même la ne connûmes pas encore (seulement en 1943). Vu la situation tendue aux universités et les rafles de Juifs dans le nord, Berix craignait que nous devrions traiter soudainément de grands groupes de gens. Comme place d’acceuil provisoire, une telle caverne s’accorderait exactement. Les renseignements auprès du personnel à Meerssen sur le comportement de S. produisaient : « Nous ne le voyons que de temps en temps lors d’une visite très courte au bureau, au chaufour et dans la carrière à ciel ouvert. Dans les cavernes souterraines, il ne vient jamais et il ne s’y connaît pas là non plus ».
Le fait qu’un permanent du parti allemand qui ne se connut pas dans la caverne y était directeur, le vicaire Berix trouvait plutôt positive. Les autorités allemandes n’auraient jamais des soupçons contre ce lieu là.
Il y avait deux cavernes complètement indépendantes l’une de l’autre. Vu de Valkenburg, la première caverne était derrière le chaufour. Elle était construite dans le vingtième siècle, très régulièrement, dans le modèle d’échiquier et réalisée comme carrière souterraine à la manière des arracheurs de blocs. La seule entrée était accessible et visible par tout le monde. La deuxième caverne était en dessous du verger de mon père et n’était plus utilisé pour l’extraction de calcaire. Son entrée était presque complètement caché pas des buissons, accessible seulement sur une pente raide. Devant l’entrée, se trouvait la petite maison de Gérard (Sjir) Jansen, un homme très simple mais un mec super, par et à travers fiable. Dans le passé, cette caverne a été utilisée par les pères Montfortans de Meerssen. Les jours de congé, leur élèves venaient peindre des peintures murales et ils se sont amusés aussi en imitant une chapelle clandestine de la manière comme elles se trouvent encore du temps de la Révolution Française dans les cavernes de Valkenburg et de Geulhem. Cette caverne a été choisi par nous pour être notre « auberge aux plongeurs ».
 Tickets de rationnement

Ce n’était pas notre intention d’établir ici un domicile durable pour cacher des gens ici. Néanmoins, il fallait devenir encore un peu plus confortable. Premièrement, il était assez humide et la température y est seulement entre 10° et 12° C pendant toute l’année, un peu trop frais pour se sentir bien. Berix savait une solution pour ça. L’un de ces connaissances dans le puits Oranje-Nassau organisa un long câble électrique pour la cachette. Par l’entremise d’une autre connaissance de Berix, un technicien du fournisseur d’électricité PLEM, se procurait pour l’installation sûre de chauffage électrique, de la lumière et un d’une cuisinière électrique. Les éléments de lumière, les radiateurs électriques et une plaque électrique j’avais trouvé dans le cloître des Jésuites ainsi que la vaisselle et des autres ustensiles de cuisine. Le câble fut branché directement au réseau dans le placard du compteur électrique de la carrière, avant le compteur.
En outre, il devrait y avoir une issue d’évasion, pour si l’entrée serait bloquée par l’ennemi. Elle fut créé en grattant une doline, un tube de glaise qui déboucha sur la Berger Heide (Bruyère de Berg) et qui devrait rester bien camouflé par les broussailles.
Nous devions aussi fournir des repas chauds pour les plongeurs. Plus tard, dans la période L.O., les tickets de rationnement étaient aucun problème. Mais nous ne pûmes pas encore y recourir dans le temps de planification.
De la nourriture qui étaiet en fait destinée à la cuisine aux enfants dans la blanchisserie, ma femme dérivait la partie dont on avait besoin et elle cuisinait avec ça pour la caverne. Les jours ouvrables, la fourgonnette de la carrière de chaux venait chez nous chercher ces repas, pendant les week-end c’était à moi de le faire en vélo.

Jan a été là-dedans.
Les chefs du district ont vécu là pendant un certain temps, et aussi des gens d’autres districts.
Je les ai ravitaillé bien avec de la nourriture bonne, même du vin et des cartes à jouer et ma radio était prêt. Il y avait de la lumière électrique, c’était tout comme il fallait.
Berix et moi avons organisé le câble nécessaire aux services techniques de la ville.

Dans l’interview avec le Comité Auschwitz, il parle d’un câble de la mine Oranje-Nassau. Peut-être, un seul câble n’était pas assez, parce que la distance à l’armoire de commande est trop longue.

Nous avons organisé les matelas chez les religieuses de l’hôpital. Ce fut facile! Un soir, ma femme a obtenu une commande pour des couvertures et alors je suis allé à la recherche de matelas. Nous sommes allés à Heerlen, où nous avons pu prendre quelques couvertures auprès de l’entreprise (Fa. A.Schunck) . Mais ils n’avaient pas de matelas. J’en ai parlé avec Berix, et je lui ai demandé, « Ne pourrions-nous obtenir une licence pour ça dans l’hôpital ? ». Puis Berix dit : « J’étais là pour une visite il ya quelques jours, et si on regarde autour là-bas, il ya un couloir et il y a un matelas à côté de l’autre. »
Je suis allé immédiatement à Berix. La religieuse de ménage a demandé : « Que voulez-vous ? » « Eh bien, des matelas » nous avons dit. Elle a dit : « Allez-y! Prenez-les si le vicaire dit que c’est bien. »
Et nous avons commencé à les emporter.
Mais vers dix heures, les sœurs sont revenus et ont voulu se coucher. Comme d’habitude, elles avaient aéré les matelas au couloir et nous les avions pris maintenant!
Mais en tout cas, les garçons dans la caverne avaient des matelas.

Là, nous avions environ 20 lits de camp. Initialement on a conçu le tout pour les pilotes parce que les pilotes étaient un problème pour nous. Ils ont dû être dispersés, et quelqu’un est venu avec l’idée : « Pourquoi ne nous les cachons pas dans une caverne » Alors nous avons mis ce plan à exécution. Nous avons eu la célèbre famille F. là-bas avec 9 hommes mariés des mêmes parents. Ils étaient d’origine de la Pologne, et ils ont refusé en bloc de s’inscrire à l’armée allemande. Moi j’en avais sept. Je leur ai fait creuser une caverne qui n’était pas encore connu. Avec des sorties de secours, de l’éclairage électrique, une radio, une salle de bain, un évier, un réchaud à pétrole pour la cuisine, etc.
Ce fut la caverne aux pilotes. Elle était utilisée uniquement par les travailleurs qui l’ont construit. Nous avons mesuré la caverne pour découvrir le point le plus pratique pour une sortie à la forêt. Un jour nous avons choqué une vieille femme qui était à la recherche de glands. Soudain, quelqu’un est sorti hors d’un trou vers le haut! (Nous avons testé les sorties secrètes).

Jusqu’à l’été de 1944 l’auberge aux plongeurs est resté en usage. En Juillet de la même année, les Allemands ont déplacé quelques lignes de production de Philips, comme par exemple la production de récepteurs de radio, de Eindhoven aux grottes de calcaire à l’abri des bombes dans la province de Limbourg. Un des nouveaux sites a été dans le voisinage immédiat de l’auberge aux plongeurs.

Coen Grotaershaut de pageretour

Photo à http://www.flickr.com/photos/66193092@N08/6424837813/in/photostream/

L’histoire qui suit a besoin d’un peu d’explication.

  • Il m’a été envoyé de l’Australie par un fils de GROTAERS Coen mentionné ci-dessous.
  • A cette époque, il y avait deux carrières de calcaire au bord de la Gueule à Geulhem près de la Meerssenerbroek. L’un d’eux était la propriété de Pierre Schunck, le père de Pierre Schunck. L’extraction de la chaux s’y est passé par l’exploitation minière à ciel ouvert, mais la partie ancienne était un labyrinthe vaste de cavernes. Là l’ auberge aux plongeurs avait été mis en place. L’autre carrière appartenait à la Curfs Wim mentionné ci-dessous.
  • Dans l’histoire suivante, il s’agit sans doute de « Ausweise » (cartes d’identité) qui avaient été pillé au raid sur l’office de distribution à Valkenburg. Espérons qu’après cet accident quelqu’un est allé de nouveau avec des autres cartes à Kaldenkirchen.
  • Est-ce que ce courrier montre ce qu’il y avait des contacts avec des groupes de résistance allemands ?
  • Pour une meilleure compréhension de cette histoire, vous devriez également lire un extrait d’interview avec Pierre Schunck, dans lequel il raconte des activités de résistance à l’auberge aux plongeurs dans les cavernes de Meerssenerbroek.

Mon Père (Coen Grotaers) faisait partie du groupe (de résistance) dans le Dölkesberrig (Duikherberg) = auberge aux plongeurs à Geulhem et il a également travaillé pour Peter Schunck dans la mergel-groeve où il a conduit la dragline à vapeur d’environ 1943 jusqu’à environ 1946, qui a été utilisé pour l’extraction du calcaire et le charger sur des camions. (Cette pelle à benne traînante avait un godet de 2 mètre cube et je sais qu’il a été alimenté en vapeur parce que j’avais l’habitude d’aller parfois avec lui et devais m’asseoir sur un de ces gros charbons compressés en forme de brique qui est mis dans la chaudière!)

J’ai lu des histoires de la résistance sur Internet et j’ai reconnu beaucoup de noms de leurs comtes de ce que nos parents ont fait au cours de leurs activités dans le mouvement.
Mes deux parents ont été impliqués dans le mouvement de résistance. Ma mère à cuisiné des repas pour les « onderduikers » et elle a caché ceux-ci sous un faux fond dans mon landau. Moi-même et mon jeune frère Peter étaient les leurres! (Je suis né en 1942) (Nous vivions dans la première maison en haut de la Bronsdalweg à Berg en Terbijt)
À une occasion, mon père conduisait un camion (je ne sais pas si elle appartenait à Schunck ou Wim Curfs ). Il a dû aller à Kaldenkirchen en Allemagne avec 172 faux « Ausweisen » pour permettre à des gens dans ce camp de concentration de sortir.
(Est-ce à dire, qu’ils ont eu des contacts avec des groupes de résistance allemands ?)
Le camion a été alimenté par du gaz de méthane. Après avoir rempli le camion à Sittard quelque chose s’est mal passé et le camion a sévèrement pris du feu, papa a été gravement brûlé mais il a survécu. Cela s’est passé le 15 Mars 1944, la veille de mon frère Peter est né.
Mon père est mort ici en Australie en 1979.
J’aimerais savoir s’il ya des dossiers ou des photos dans les archives qui corroborent l’implication de nos parents dans le mouvement de résistance.

Merci beaucoup, Victor Grotaers

Remarque : Est-ce que vous avez des informations sur le couple Grotaers ? Entrez en contact avec moi,s’il vous plaît. Je les transmettrai.

Les plus petites unitéshaut de pageretour

Il y avait un duikhoofd dans chaque paroisse. Notre chose a été organisé par paroisse.

Ces gens étaient les interlocuteurs(-trices) pour les plongeurs, mais aussi pour les cadres de la résistance. C’étaient donc les chefs des plus petites unités de la résistance au Limbourg.

Les duikhoofden pouvaient prendre autant d’assistent(e)s, qu’ils en voulaient, mais je voulus savoir qui c’était, et puis je me suis renseigné sur eux. Peut-être j’eus tort, mais je pensais que la chaîne la plus forte peut être rompu par un lien faible et je voulais prendre aucun risque. Avant que quelqu’un soit engagé, je devais le savoir. En fait, ceci nous protégeait dès le départ.

(Schunck) a pris les personnes suivantes en tant que duikhoofd : le vicaire W.B.J. Horsmans et le sacristain H. van Ogtrop, appuyée par J. Peusens et J. van de Aa, à Valkenburg, J. Hendriks à Berg und Terblijt; F. Schoenmakers à Sibbe; J. van de Laar à Margraten, AH Laeven à Schin op Geul, L. Horsmans à Houthem-St.Gerlach et A. Caldenborg à Houthem. W. Cremers et les sœurs Peusens ont travaillé comme courrières. Pour ce moment-là, le rayon de Valkenburg est resté indépendant. J. Starmans maintenait les relations avec les autres districts.

D’abord le chef de district avait des contacts avec les membres du clergé de la paroisse, et du clergé de la paroisse il obtenait des conseils sur chacun des garçons de Valkenburg allant se cacher.
Ensuite, il (le duikhoofd) m’a donné les adresses des gars qui voulaient se cacher. Habituellement, je les connaissais déjà les garçons et leurs raisons. Il s’agit surtout de bonnes raisons nationales. J’ai donné ces adresses à Jan Cornips, puis il prépara un lieu à se cacher pour eux.
Ensuite, j’ai préparé un passeport turc [et les ai amené à la] chapelle à Klimmen, et ils allaient s’occuper du reste. Habituellement, c’était [Bessems], qui l’a fait. Normalement c’était lui qui a amené les gars là. De cette manière, leur logement était effectué.
Mais sur chacun que nous nous avons logé, 10 nouveaux sont entrés, parce que c’était une communauté rurale ici.

Ad : De quels localités le rayon de Valkenburg était composé ?
Schunck : De la commune de Valkenburg-Houthem, du village de Walem, qui appartenait à la commune de Klimmen; Geulhem (commune de Berg en Terblijt); une partie de Margraten, et la hameau de [Schoonbron] dans la municipalité de Wylré

Chef du district Berixhaut de pageretour

En raison du contact avec Berix, les premiers plongeurs pourraient provenir de Heerlen à Valkenburg bientôt.

Le contact avec les dirigeants du district était Berix.Bientôt nous étions des amis proches, pas un jour est passé que nous n’avons pas vu l’un l’autre. De cette façon, le contact a été très facile. Donc, une fois par période, je lui ai amené nos cartes de rationnement excédentaires. Klimmen a été fournie directement par nous, c’était le village de Bep van Kooten (Le futur commandant de tous les KP au Limbourg) . Et Berix a obtenu le reste des cartes de rationnement pour la distribution aux lieux dans le district qui n’avaient pas d’office de distribution.
Quand il a dû entrer dans la clandestinité, Berix démnagea chez moi, et ainsi le contact a augmenté encore. Alors maintenant, le chef du district habitait dans ma maison. Dès ce moment, on l’a appelé M. de Groot et il portait une alliance, et il a utilisé un vélo pour hommes. En tant que vicaire, il n’était pas habitué à des vélos pour hommes et il a toujours battu ses jambes contre la barre!
Mon personnel a pensé qu’il était un ancien camarade d’études à moi qui devait rester ici quelques mois pour sa santé, et qui n’avait pas assez d’argent pour un hôtel. Il était considéré comme étant marié et quand il est venu avec moi, puis on a dit : « Giel, comment vont ta femme et tes enfants ? », Ce qui était bien sûr un peu bizarre pour un vicaire.
Par téléphone aussi, j’ai demandé d’abord : « Giel, comment va ta femme ? » et puis il a raconté une histoire que sa femme vient de terminer la lessive, et qu’elle ne pouvait pas se forcer à le porter à la blanchisserie.
C’était une personne joyeuse, toujours plein de bonne humeur.

Il nous a laissé, de peur de mon fils. Qui avait 5 ans, et ce petit gars lui dit une fois, après l’avoir observé exactement : « Tu es un prêtre » Il avait trouvé un bréviaire (livre de prières) de Berix, et il avait vu qu’il priait, contrairement à papa, toujours très dévotement avant et après les repas, tandis que son père le faisait moins pieux. Qu’il a également béni la nourriture toujours, et mon garçon avait observé quand d’autres prêtres (qui étaient souvent avec moi aussi à raison du travail clandastin). Ensuite il a combiné l’un et l’autre.
Après ça Berix dit à ma femme : « Regardez, les yeux et les oreilles de l’enfant sont attentives. Je dois m’en aller, sinon vous n’aurez que des ennuis. » Je le regrettait vivement. Cependant, il est resté dans le voisinage et nous sommes restés toujours en contact quotidien.

Giel Berix n’a pas survécu à la guerre. Habillée comme un non-religieux et muni d’une fausse carte d’identité, il a participé le 21 juin 1944 à une réunion de la tête de l’LO provincial à Weert. Cette réunion a été trahi par un homme appelé Vos. Berix et 8 camarades ont été arrêtés et amenés au camp de concentration de Bergen-Belsen, où ils n’ont pas survécu. Berix mourut de la fièvre typhoïde.
Source http://users.cuci.nl/smcwfs/projecten/protest/DARTIKEL/DH11A.HTM)
Plus de détails sur la vie et surtout sur le temps dans le camp de vicaire Berix.

Le district de l’L.O. à Heerlenhaut de pageretour

Ici, je ne peux pas oublier la secrétaire de notre chef de district, Jan Cornips, qui essentiellement s’occupait des affaires quotidiennes du management du district, qui participait aux réunions etc, qui divisaient les plongeurs.

Cornips, étudiant à l’« Economische Hogeschool » à Tilburg, avait refusé de signer le « loyalitätsverklaring » (déclaration de loyauté) et au mois de May 1943, il déménagea en Allemagne, afin de ne pas mettre en danger ses parents. En Septembre, il est retourné à Heerlen. Son père l’a présenté à Berix.

Le contact avec Jan, j’ai toujours eu à la maison de son père.

Les réunionshaut de pageretour

En 1943, le cadre organisationnel de l’LO fut complet. En relation avec les risques nous avons décidé de renoncer aux réunions à l’hôpital à Heerlen. Quand un chef de rayon l’a jugé nécessaire, de petites réunions ont été organisées dans l’appartement de Berix, dans le bâtiment du patronage, ou plus tard dans le parloir du couvent des Petites Sœurs de Saint-Joseph et dans la maison de la famille Seelen. Cornips était l’intermédiaire entre le district et les rayons. Il a donné un rapport hebdomadaire au conseil de district, à laquelle il appartenait lui-même, Berix, le vicaire J.J. Keulen, Quint et de Koning. En règle générale, la réunion du conseil de district a eu lieu un jour après la réunion de la province. Alternativement Cornips et Berix visitaient cette conférence.

Nous avons fait régulièrement des réunions LO au niveau du district, qui a eu lieu immédiatement après la réunion de la province. En tant que représentant du district de Heerlen soit Berix ou Jan y est allé. Et plus tard, quand il a commencé à être remarqué, c’était [?]. Ils sont allés à des réunions de la province et ensuite ils sont revenus avec des données pour les dirigeants de rayon et alors on les a discuté.
Ad : Y avait-il un jour fixe pour ça ?
Schunck : Non, c’était environ tous les quinze jours, mais sans date fixe.
Coenjaerts : Ces réunions ont été annoncées par courrier.

Cammaert écrit : : « G.H.H. Coenjaarts, qui a travaillé dans le bureau des Mines de l’Etat, a volé plus de mille cartes d’identité de l’entreprise pour les plongeurs. Il a imprimé des tracts illégaux et même des livres à la mine. À l’été 1944, il a menacé d’être démasqué. L’ensemble de la gestion du rayon de Heerlen est allé dans la clandestinité. Dans les derniers mois de la guerre Coenjaarts agit comme principal agent dans le service de renseignement de Goossen dans le rayon. » Est-ce la même personne ?

Schunck : Plus tard, ces réunions ont été considérées comme un peu trop dangereuses. A cette époque Coenjaerts est venu à remplacer [?]. Et nous nous sommes rencontrés à la maison de Jaspers. Bep van Kooten de Klimmen était là aussi. Alors nous avons stoppé les réunions du rayon. On a dit : « Nous ne voulons plus le faire, c’est trop dangereux ». Ströbel (chef de la SD = service de sécurité de la SS à Maastricht) s’était alors mis pas mal à nos trousses.
Nous avons introduit des courriers femmes. Alors que la guerre était presque terminée. Nous avons communiqué que les duikhoofden dans le cercle très restreint. C’était à Weert, tout s’est ensuite par courriers femmes.

Les courrières sont plus sûreshaut de pageretour

W. Cremers et les sœurs Peusens ont agi en tant que des courrières.

Puis j’ai engagé Mademoiselle Cremers (Wielke Cremers, belle-sœur de Pierre Schunck) en tant que courrière. Elle a cyclée à la plupart des adresses à haut risque et de son tour j’ai reçu des notifications sur des bouts de papier. Mais ça je n’ai trouvé pas une solution satisfaisante, parce que ces notes étaient encore plus dangereux que les contacts (personnels) !

Depuis l’arrestation de Berix, notre district LO était un peu désorienté. L’un chef de district a suivi l’autre. Donc, en fait, je devais travailler dans mon rayon de manière indépedante, je n’ai plus reçu des données ni des plongeurs.
Pendant un certain temps j’ai logé quelques plongeurs de Maastricht, envoyés par M [emmisman], qui n’a pas été organisé dans l’LO, et qui enfin ne savait plus où aller avec les gens ... Et il y avait encore les garçons qui ont fui la Arbeitsdienst (service de travail forcé) , qui ont dû travailler pour l’O.T. (Organisation Todt) , et qui sont allés eux-mêmes aux agriculteurs dans le proximité immédiate. Ensuite, ces agriculteurs savaient qui était le duikhoofd (responsable) .
Ainsi, nos places libres étaient automatiquement occupés à nouveau.

En fait, je ne connaissais plus les gens qui étaient chef du district entre juillet 44 et la fin d’août 44, parce que nous étions en contact par des courrières, et c’était une bonne chose. Mais je l’ai trouvé mauvais que l’on a échangé des notes. Les gens ont écrit trop.

Nous avons alloué ƒ1600,- de supports chaque mois. Ce n’était pas beaucoup, parce que nous avions une rayon agricole et les plongeurs, qui ont été logés dans notre rayon pouvaient travailler aux fermes ou dans les hôtels. De cette manière, bien sûr, ils ont gagné leur vie. J’ai insisté pour que, si un garçon a travaillé pour un agriculteur et il a fait un bon travail, il doive obtenir un argent de poche convenable, et s’il était un homme marié, nous avons pris des mesures de la part du district. Ces ƒ1600,- étaient pour ça.
Parfois nous avons reçu des cadeaux dans le rayon. Mais surtout vers la fin de la guerre, il y avait beaucoup de gens du marché noir, qui voulaient recevoir ardemment une confirmation « pour la résistance ». J’ai refusé cet argent. Il y avait même un marchand de bestiaux, qui a voulu donner ƒ100.000. Le duikhoofd est venu chez moi et a jubilé : « J’ai ƒ100.000 ! »
Mais je l’ai dit :. « Et pourtant, nous ne pouvons pas prendre ça. »
Si je ne savais pas d’ou un cadeau provint, j’ai toujours dit : « Non, nous allons pas salir nos mains avec cette merde. »
Nous n’avons jamais eu des dettes.

Au début de 1944, le district comptait neuf rayons : Hoensbroek (dirigée par le vicaire W.H. Hermans), Brunssum (père W.E.H. van der Geest), Geleen-Beek (H. Smeets), Kerkrade (Th.J.M. Goossen), Ubach over Worms (père Ch. Fréhen), Klimmen (B.J.C. van Kooten), Heerlen (jusqu’en Janvier 1944 J.H.A.E. Cornips et vicaire J.J. Keulen, après seulement Keulen et à partir de mars J. (Joep ?) Seelen et A.J. Derks), Valkenburg (P.J.A. Schunck) und Sittard ( M.P.J.M. Corbeij). Après une réunion au domicile de B. van Kooten à Klimmen, fut le dernier rayon annexé au district. Soit dit en passant, la fusion n’était pas très lisse. Le rayon Geleen-Beek rejoint finalement, après qu’il était irrévocablement clair que ça aurait de nombreux avantages. Le rayon de Sittard obstinément a maintenu sa ligne de conduite indépendante, ce que n’aimaient pas les districts de Roermond et Heerlen. ... Avec le district de Gulpen il y avait aussi des ennuis. Peut-être, les difficultés ont été causées en partie par le fait que Berix et son peuple avaient recruté de nombreuses personnes dans les cercles, qui ont participé à la résistance pendant un certain temps et qui faisaient partie des « organisations » clandestines déjà existantes, et qui n’aimait pas à renoncer à leur indépendance .
Bien que LO et KP agissaient séparément, il y avait probablement des contacts entre les deux organisations : H. Putters apparu comme intermédiaire. Le KP a agi comme le bras armé de l’LO

Seulement en Janvier 1944, le rayon de Valkenburg fut ajouté au district de Heerlen, après des difficultés avec Maastricht.

Le flot de plongeurs grossithaut de pageretour

Parfois, nous avons eu quelques problèmes, surtout avec un convoi de la région de Hilversum. Pendant une courte période, nous avions un système de convoi, de sorte qu’ils ont envahi soudainement Valkenburg avec 20 à 25 plongeurs à la fois, ce qui à mon avis était une méthode stupide. Puis j’étais là avec les duikhoofden à la gare pour recevoir ces hommes et pour les partager entre les lieux de plongée.
Il y a eu de l’espionnage derrière un de ces convois. Puis j’ai fait déclarer un superviseur de l’OT (Organisation Todt) , que tous ceux, qui sont venus avec, étaient des travailleurs de l’OT. J’ai fait dire ça indirectement à cet homme, autour de quelques coins. Et heureusement cet homme n’était pas tellement antinational, qu’il ne voulait pas le déclarer. Le gens de ce convoi provinrent de la Betuwe. Je pense que quelque chose s’était passé là-bas, que soudainement tous les plongeurs devaient disparaître. J’ai obtenu certains d’entre eux aussi, et nous avons dû les faire passer pour des travailleurs de l’OT.

De Heerlen aussi nous avons obtenu régulièrement de nouvelles recrues de plongeurs. Nous conaissons 143 noms de gens qui sont venus de par là. Il ya plus de noms inconnus, des gars qui ont déjà erré et auquels nous donnions du travail officiel chez des agriculteurs et des entreprises à Valkenburg, en particulier dans les hôtels. J’ai eu un officier de bord comme cuisinier à l’Hôtel Continental. Il a dit : « Nous les marins pouvons tout. Je peux faire la cuisine aussi. » « OK », je lui ai dit, « alors tu seras chef de cuisine dans un hôtel. De cette façon, tu au moins n’auras pas besoin d’aller à l’extérieur. » Mais une chose terrible est sorti de ça. On m’a dit que les gens là-bas ont été presque empoisonné!

A l’office local de distribution W.A.P. Freysen et V. Willems ont « libéré » chaque mois entre 500 et 800 cartes de rationnement. Il y avait même un excédent, duquel les autres rayons ont bénéficié. D’un employé du CCD (Crisis Controle Dienst) et du chef de l’Office local de l’Alimentation, L. Brands, beaucoup de plongeurs ont reçu une exemption agricole, afin qu’ils puissent gagner leur vie, et les dirigeants de rayon n’avait qu’à appuyer ici et là. Chaque mois en moyenne environ ƒ1600 sont payés, qui provenaient de la direction du district à Heerlen. Le rayon avait environ cent cinquante plongeurs. À leur arrivée à la gare de Valkenburg, ils furent contrôlés par l’utilisation d’un mot de passe et d’un passeport turc. À une seule journée en 1944 pas moins d’une centaine de plongeurs sont arrivés à la gare en raison de problèmes dans le district de Maas en Waal. Schunck et ses gens pouvaient loger la plupart d’entre eux dans les fermes avec l’aide de L. Brands, sans attirer l’attention dans cette commune qui était vraiment très visitée par les touristes.

Aux gens qui sont arrivés à la station l’on avait dit, qu’ils devraient aller à l’église, soi-disant pour se confesser. Et devant quel confessionnal ils devraient prendre place dans l’église. Ils obtiendraient un briefing là-bas sur l’adresse où il faudrait aller. Ces personnes provenaient d’une région catholique, donc ils savaient qu’il fallait attendre dans les bancs, jusqu’à ce que ce serait leur tour. Dans le confessionnal n’était pas un prêtre, mais le sacristain Harry van Ogtrop. Il demandait à celui, dont c’était le tour, qu’il était, et lui a dit l’adresse où il dut aller. L’église était le seul endroit où une telle action pourrait avoir lieu en discrétion totale parce que là beaucoup de gens dans le même temps étaient autorisés à être présents. Plus tard, Harry van Ogtrop a perdu presque toute sa fortune. L’ancien combattant de la résistance Jan van Betuw décrit ci-dessous les circonstances honteuses pour nos Pays-Bas après-guerre. Puisque le sacristain a été fortement désactivé en outre, en raison d’un accident, il est ensuite retombé sur une pension dérisoire de sacristain. Il fut renversé sur le trottoir par une voiture et atterrit dans un fauteuil roulant.
Après, «  Paul » a entrepris des tentatives d’annuler les décisions du beheers-instituut, ainsi que dans le cas Soesmann, décrit ci-dessous par Jan van Betuw, mais il n’a pas réussi. Jan van Betuw : « Il faut considérer ces choses mais dans le contexte de la mentalité de ces jours : des citoyens obéissants et respectueux de la loi. Juridiques magasins d’aide étaient inconnus, et / ou encore pour longtemps pas comme généralement réparties comme de nos jours. »

Les Juifs à Valkenburghaut de pageretour

Le combattant de l’LO, P.J.A. Schunck, de Valkenburg, a noté que les membres de la (au fait petite) communauté juive dans cette ville n’ont pas voulu prendre note des dangers et qu’ils ont rejeté l’aide offerte. Leur attitude est typique de tant de Juifs et d’autres. Ils ne pouvaient pas croire, même pas penser, à quel point le mal pourrait être. Un couple de Juifs âgés par exemple, était fermement convaincu que ils ont dû quitter leur appartement pour une famille nombreuse. En échange de leur départ, leur avait été promis l’hébergement dans un foyer de soins. Également d’autres résidents juifs de Valkenburg ne croyaient pas les messages alarmants qui étaient filtrés. Ils pensaient sincèrement qu’il y aurait dans le pire des cas des travaux (forcés) dans les camps de Pologne. Avec ce point de vue, ils se trompaient pour s’accommoder de leur situation. À d’autres égards aussi Valkenburg était typique pour un phénomène très répandu. Les « petits » Juifs indigents ont été presque tous déportés, tandis que dans de nombreux cas les plus riches pouvaient se cacher à l’heure, parfois avec l’aide de personnes individuels, parfois avec l’aide de l’LO ou d’ un autre groupe de résistance. Grâce aux LO, dizaines de Juifs ont trouvé refuge dans le rayon de Valkenburg..

Jan van Betuw
Jan van Betuw

J’ai reçu le texte suivant par e-mail de la part d’un ancien combattant de la résistance, Jan van Betuw, après une conversation avec lui à l’occasion de l’enterrement de ma mère, Gerda Schunck-Cremers.
Jan (Jules) van Betuw était courrier de la résistance à Heerlen. Dans cette fonction un jour au début de 1944 il put eviter à peine son arrestation au Valkenburgerweg (Chaussée de Valkenburg) à Heerlen.
Son autobus fut stoppé, alors qu’il transporta des cartes de rationnement clandestines.
Plus sur Jules à http://users.cuci.nl/ ou http://users.cuci.nl/

Cher M Schunck
Vous trouvez inclus l´article sur ce que votre mère m´a raconté de la persécution des Juifs à Valkenburg, sur le sacristain, et sur la position du gouvernement néerlandais
Salutations cordiales
Jan van Betuw

Des vautours après la guerre
Comment un petit pays peut être encore plus petit.

Depuis la Première Guerre mondiale le couple marié Soesmann-Horn habitait à Valkenburg. Depuis sa jeunesse Mme Schunck-Cremers connaissait déjà ce couple Juif parce qu´ils habitaient à coté, lui d´origine néerlandaise, elle d´origine allemande.
A Valkenburg ils étaient des gens respectés par chacun. À l’âge avancé, Monsieur Soesmann a tenu une position éminente dans la communauté juive, il était le rabbi adjoint. Les sabbaths Gerda Cremers effectuait des petites tâches chez les voisins, p.e. allumer le four.
Après, pendant la deuxième guerre mondiale, les Schunck et les Soesmann habitaient encore à Valkenburg. Monsieur Schunck (« Paul ») jouait un rôle dirigeant dans la résistance et il savait que le plan existait de « déjuiver » Valkenburg à court terme. Il réglait énergiquement une adresse à planquer dans l’hôpital à Heerlen pour ses connaissances ( Monsieur Soesmann, qui était déjà assez vieux, avait une santé fragile ). Parce que Madame Schunck connaissait ce couple déjà si longtemps et elle les fréquentait de manière assez confidentielle, elle les interroga, si’ils s’étaient conscients sur les conséquences de ce terme « déjuiver ». En effet ils le savaient, dans la mesure où ceci fut possible à cette époque, toutefois ils n’avaient, comme tous, aucune idée des camps d’extermination et d’Auschwitz.
Pendant cette conversation Mme Soesmann dit, qu’elle ait déjà déposé beaucoup d’objets de valeur comme des bijoux chez des amis. Maintenant, elle soit en train d’envelopper le reste dans des pelotes de laine pourqu’elle puisse les emporter discrètement ensuite et avoir ainsi une réserve pour les éventualités. Sur la question si elle ait des reçus des amis sur cet transaction, elle montra quelques pièces de papier. Mais ils n’avaient pas encore pensé à la propre maison ou à un testament. Paul réglait aussi cela. Un frère de Madame Soesmann, qui était déjà émigré en Amérique depuis quelque temps, devint leur héritier universel. Madame Schunck prena les documents en dépôt.
Mais le couple n’a pas pensé à se planquer. « Non, si Dieu conduit notre peuple dans le bannissement, il faut que nous, les plus vieux, précèdent. Et nous ne voulons mettre en danger personne pour le temps court qui nous reste encore ».

Peu après cela, ils furent arrêtés par les Allemands et ils furent apportés à Maastricht. Tout ce qu’ils eurent avec leur fut volé ! De Maastricht on alla à Aix-la-Chapelle, où Monsieur Soesmann, en tant que vieil et malade ( et alors « sans valeur » ) fut séparé et supprimé (!). Madame Soesmann embarqua seule le train vers l’est. Un codétenu, qui a survécu, connaissait la tragédie et il informa Paul après la guerre.

Après la guerre, « Paul » (Pierre Schunck) dépista le frère Horn à New York et le mit au courant du testament. Ce frère, lui aussi déjà assez vieux et serveur de sa profession, vécut dans des circonstances nécessiteuses et pour ça, malgré le deuil sur le destin de sa soeur et son mari, il fut ravi aussi.

A l’occasion d’un voyage d’affaires à Bonaire aux Antilles Paul inséra une pause de deux jours pour visiter le consul néerlandais à New York. Il prit un rendez-vous avec le frère pour se rendre avec celui-ci et le testament chez le consul pour règler la chose. Le consul les a reçut, écouta l’histoire, examina le testament et il sembla de vouloir réagir comme Paul l’attendait.
« «Naturellement il faut que Monsieur Horn se légitimisse en tant qu’héritier nommé. » M Horn présenta au consul son vieux passeport allemand, dans lequel se trouvait le grand « J ». Le consul réagit comme piqué par une guêpe. « C’est donc de la fortune hostile, qui faut être saisie ! Car M Horn est un Allemand! »
Les essays de le raisonner et les explications pénibles de la situation n’aidèrent pas du tout. Horn n’obtint rien et le consul saisit la fortune.

Quand Paul, profondément déçu, retourna à Valkenburg, lui attenda dèjà une lettre d’un avocat, dans lequel il fut sommé de faire enrégistrer tous les biens (mobiliers et immobiliers) du couple défunt de Soesmann-Horn chez le NBI (Nederlands Beheersinstituut, l’institut officiel de gestion des fortunes ennemies), ce qu’il fit. Quand le NBI appela les objets de valeur des Soesmanns chez les diverses personnes, ceux-ci nièrent avoir obtenu en dépôt les choses en question. La maison du néerlandais Soesmann fut vendue aux enchères publiquement. Le seul soumissionnaire fut un ancien nazi néerlandais qui restait à habiter là.

Ainsi, l’état néerlandais et ses citoyens se sont acquis les propriétés de Juifs assassinés.

Un autre incident, tout autant navrant, concerna l’ancien combattant de la résistance van Ogtrop (le sacristain de Valkenburg). Il perdit presque toute sa fortune. Il eut épousé, longs avant la guerre, la fille d’un entrepreneur d’autobus allemand sous le régime de la communauté. Celui-ci a habité à Koningsbosch (commune d’Echt, Pays-Bas) et là ilavait son entreprise (e.a. pour transporter des mineurs). Ces personnes étaient tout sauf des partisans de Hitler. Sa part dans l’entreprise fut saisie facilement. Après il était handicapé sévère par un accident, il était à vivre sur sa seule pension maigre de sacristain.

Paul a entrepris encore des tentatives d’annuler les décisions du Beheersinstituut (institut de gestion). Mais, cela ne réussissait pas. On doit toutefois regarder ces choses dans le rapport avec la mentalité de ces jours, du citoyen obéissant et fidèle à l’administration. Des « magasins de loi » (postes d’assistance juridique pour les petits gens) étaient inconnus ou bien n’étaient pas encore tellement répandues qu’aujourd’hui.

12/8/1999 Jan van Betuw.

Traîtrehaut de pageretour

Une fois j’ai cru d’avoir un traître ici. C’était un homme, qui a toujours n’a voulu que cacher ailleurs. Donc, je réfléchais comment se débarrasser de cet homme. Il a constamment fait des problèmes et il disait chaque fois qu’il voulait avoir une autre cachette. Je lui ai apporté à Bep van Kooten, je lui ai dit : « . Je peux te donner un beau spécimen » Il a dit : « Laisse-le venir, j’ai assez de [*]! » Et il a résolu cette affaire.

Pierre Schunck le dit brièvement et presque gai. Chez nous, il a parlé différemment à ce sujet. Cet homme pèsait très lourd sur leur estomac. La plupart des gens de résistance au Limbourg étaient des chrétiens convaincus et de principe qui ont pris au sérieux la 5ème commandement. Mais d’un autre côté, ils étaient en guerre, et cet homme était probablement un ennemi. Donc, la loi martiale et le principe de l’auto-défense furent valables ici. Et le K.P. entant que « bras armé » a dû résoudre ce cas.

Manipulation de carteshaut de pageretour

À l’exception de l’agriculture, des dossiers détaillés doivent être effectués par une entreprise, combien de personnes de sexe masculin âgés entre 18 et 45 ans y travaillaient. Une inspection spéciale devait déterminer qui venait en considération pour le service de travail en Allemagne et qui non. Les données étaient enregistrées sur une carte Z (Zurückstellungsverfahren = procédure de réinitialisation) . La complexité de ce processus offrait de nouvelles possibilités de sabotage. Plusieurs entreprises et offices régionaux de l’emploi ont travaillé avec tous les moyens possibles contre la mesure. La LO a obtenu un grand nombre de cartes Z vierges dans les mains, elle écoulait de faux en circulation et envoyait des cartes fictifs aux offices de l’emploi. Par négligence, la désinformation et retard dans l’exécution, dans lequel des représentants de toutes les institutions et autorités impliquées ont collaboré, le processus a sombré dans le chaos total.

À Valkenburg aussi des employé(e)s communaux ont joué un rôle dans ces manipulations, dans l’hôtel de ville et à l’office de distribution.

Ad : Y avait-il encore des actions spéciales avec des cartes Z ou de TD ? (= Tweede Distributiestamkaart / deuxième carte d’enregistrement de distribution)
Schunck : Nous n’avons pas eu besoin de ces cartes Z, mais néanmoins nous avons eu un agent. C’était un homme du fisc, qui visitait les gens d’affaires, et qui soi-disant venait chez eux pour vérifier les livres. Puis il dit à un tel homme d’affaires : « Avez-vous déjà présenté les cartes Z de vos employés ? » Et s’ils ne l’avaient pas, il disait : « Allez, je vais m’occuper de ça » Puis il l’a fait et les a apporté à moi. Ensuite, ces entrepreneurs croyaient qu’ils avaient leurs cartes Z dans l’ordre. L’homme du fisc m’a fourni avec des tampons et je les ramènais à lui, c’était très facile.
En ce qui concerne ma propre entreprise, ces cartes Z ne m’intéressaient pas.

Cette société (Pierre Schunck a donné cette interview dans le « Moulin » à Heerlen, où il était le directeur.) a été fermée par les Allemands et en ce moment là nous avons travaillé de façon continue pour les plongeurs, soi-disant en tant qu’une usine de réparation de vêtements de la mine. Nous pouvions travailler en toute liberté parce que ( ? ) mon assistant était un plongeur (à cause de son « sang non-aryen »).

Juin ’43, notre entreprise fut fermée, saisi par les Allemands. Je ne sais pas pourquoi.Ensuite, l’entrepôt central de Distex (régie nationale pour les ventes de produits textiles par la négociation) l’a découvert. Un de ces messieurs crut qu’il en put conclure à une mentalité pro néerlandaise de notre part. Donc il vint me sonder, si nous pûmes encore continuer à travailler (nous l’avons fait) et si nous pûmes faire quelque chose pour lui. Je demanda : « Qu’est-ce que vous voulez ? »
Il dit : « La Landwacht (service auxiliaire paramilitaire des forces d’occupation allemandes, composé principalement de personnes NSB, fondée en Novembre 1943) saisit ici et là beaucoup de tissu, qui est stocké dans notre entrepôt, et nous devons le confectionner en vêtements, que nous voulons donner aux travailleurs de certaines industries néerlandaises, qui sont hors de la faveur des Allemands. » Donc il voulait avoir des vêtements de travail.
Eh bien, un mot suit l’autre, et parce que je l’eus un peu deviné déjà, il est finalement accouché de ce que de temps en temps il fit quelque chose pour les plongeurs et qu’ils eurent de la marchandise qui dut être confectionnée. Je dis : « C’est très bien, mais moi aussi j’en veux avoir un avantage, donc je veux avoir quelque chose pour des autres plongeurs. Je vais prendre soin d’établir des contacts. Je veux faire quelque chose pour les gens au Limbourg aussi. » « Je suis d’accord, » dit-il, « nous allons vous donner la commande. »
Ensuite, nous avons confectionné 30 000 a M de tissu pour les plongeurs qui remontaient à Distex et partiellement ont été distribués dans le district ici. C’étaient des pantalons, des chemises et des choses comme ça.

Le raid sur l’office de distribution à Valkenburghaut de pageretour

Par le nombre croissant de plongeurs, leurs besoins ne pouvaient être satisfaits que s’ils possédaient également une quantité suffisante de cartes et coupons de rationnement. Habituellement c’était assuré par des employés communaux, comme à Valkenburg. La façon comment le faire était une chose des essais et erreurs :

Certains résidents de Valkenburg et ses environs avaient déjà commencé en 1941 avec l’aide de premiers plongeurs. A.C. van der Gronden, un frère de G.J. van der Gronden, qui fut arrêté le 13 Janvier 1942, approvisionnait des Juifs et des communistes en hébergement, en collaboration avec le recteur G.A. Wolf de Sibbe. Fin 1943 ils adhéraient à l’LO. La négligence et la loquacité du plongeur A.S. Bron a abouti le 17 février 1944 à l’arrestation de Wolf, Bron et la personne cachée Th.M. van Santpoort. Wolf fut libéré faute de preuves après dix jours et van Santpoort après plusieurs mois. Bron fut deporté et a survécu aux camps allemands.
Seulement pour des PB (cartes d’identité), le rayon de Valkenburg était plutôt dépendant de l’aide de l’extérieur. Schunck appellait aux plongeurs, de ne pas appliquer de nouvelles PB si ce n’était pas absolument nécessaire. En Juin 1944, l’autonomie relative a menacé d’être terminée soudainément par l’introduction d’une nouvelle feuille intercalaire.

Les jeunes hommes, qui devaient se rendre en Allemagne pour un Arbeitseinsatz (travail forcé) , étaient censés remettre ses tickets de rationnement. En retour, ils recevaient un certificat avec lequel ils obtiendraient leurs tickets de rationnement en Allemagne. S’ils se cacheraient, ils mourraient de faim, les Allemands présumaient. C’était l’LO, qui souvent s’en occupait et fournissait une nouvelle carte d’enregistrement.

Pendant longtemps, à chaque période de quatre semaines, certains employés de l’office de distribution à Valkenburg avaient pu, par des moyens détournés, à obtenir clandestinement entre 500 et 1000 feuilles complètes de timbres de rationnement pour les gens qui sont allés se cacher. Cependant, il ne pouvait pas manquer que ce serait découverte un jour à venir bientôt. Tout d’abord, ils ont essayé de faire imprimer de nouvelles cartes contrefaites à Amsterdam, mais un raid allemand dans cette imprimerei empêcha cette solution.

J’ai eu un contact à l’office de distribution à Valkenburg en ’43, qui a généré initialement environ 200 cartes de rationnement par période, et plus tard 400. En fait c’était trop pour distribuer à Valkenburg, mais par bon esprit d’équipe des distributeurs, nous le pouvions encore traiter sans difficulté.
Ensuite, les vieilles feuilles intercalaires sont périmées et des numéros sont introduits sur les nouvelles : Valkenburg avait n° [272 ]. Donc, je craignais que nous ne recevrions pas à l’heure les feuilles intercalaires pour Valkenburg de l’imprimerie.

Le directeur de l’office de distribution, Th. van Hinsberg, toujours laissait ces hommes faire ce qu’ils voulaient. Mais au début de 1944, il a dû entrer dans la clandestinité et fut remplacé par deux nazis néerlandais. Freysen et Willems craignaient que à l’occasion de l’introduction de la nouvelle feuille intercalaire la manipulation vaste viendrait à la lumière. Ils discutaient leurs problèmes avec la gestion du rayon et ils ont suggéré qu’une équipe d’assaut devrait provoquer un énorme gâchis dans l’office de distribution. Seulement de cette manière, la fraude ne soit pas décelée.

J’en ai discuté avec notre contact LO dans le KP : Bep van Kooten (spécialiste de sabotage du KP, plus tard le commandant des « Stoottroepen » au Limbourg, voir le chapitre Valkenburg est libre ci-dessous) , qui m’a renvoyé à Jaques Crasborn (KP du district de Heerlen, auquel Valkenburg appartenait entre-temps. Le KP était le « bras armé » de la résistance.) Nous nous sommes rencontrés à Valkenburg et Jaques a promis à moi d’enlever les papiers nécessaires de l’office de distribution à Valkenburg dès que possible.

J. Crasborn élabora un plan et il accepta de prendre le commandement. À son tour Freysen donnerait toutes les informations nécessaires, il dessinerait un plan, et il se procurait la clé.

Donc, ils ont lancé un plan audacieux. Il y avait l’habitude de transférer chaque soir les clés du coffre-fort de l’office de distribution et de telles choses ont été remis à la police pour le stockage dans une enveloppe avec cinq cachets de cire et la signature du directeur. Pendant un certain temps, ils ont pêché les sceaux de cire de la poubelle tous les jours, après beaucoup d’essais on a copié la signature sur une enveloppe similaire et des clés à peu près identiques furent achetées. Ils ont préparé cette enveloppe avec son contenu, la fausse signature et avec les sceaux de cire recyclés. Et maintenant il fallait attendre le moment juste pour transférer cette enveloppe à la police. Ce moment est venu et la chance fut utilisé.

Plus tard, il (Crasborn) est venu me voir un après-midi et il dit : « Demain, il va se passer, mais nous ne savons pas comment nous pouvons obtenir la clé du coffre-fort ». Donc, sur le même après-midi mon contact à l’office de distribution (Willem Freysen) a préparé une enveloppe avec les clés, qui étaient de la même taille que ceux du coffre-fort. Il les avait prêts et il a troqué les enveloppes inaperçu. Il l’avait préparé très bien et intelligemment : il avait recueilli dans la poubelle les sceaux de cire, trempé-les du papier et ensuite il les a collé parfaitement sur la nouvelle enveloppe. Aussi, il a contrefait la signature du DK [?], un sympathisant de l’NSB, et le mettre sur les sceaux. Donc, c’était classe.

Chaque soir, les clés les plus importantes, dans une enveloppe scellée qui était signé par le directeur, étaient donnés en garde dans un coffre-fort de la station de police. Freysen contourna cet obstacle en donnant une enveloppe complètement identique avec des joints de sécurité fausses et signature au veilleur de nuit, qui était inauguré dans le complot, le policier J.H. op de Ven.

L’enveloppe fut délivré à la station de police et la personne qui l’a apporté, ne se doutait de rien. L’enveloppe authentique fut apportée à l’agent KP de Valkenburg, qui assura que les gens du KP l’allèrent recevoir, qui attendirent à leur tâche.

Quelque temps avant le KP a volé un véhicule de l’armée allemande d’un garage à Sittard, ainsi que quelques bidons d’essence. La voiture fut transféré à Valkenburg, où elle fut récupéré entièrement dans un garage et puis cachée dans une caverne derrière le couvent au Cauberg. Cette nuit-là, ils ont commis le vol à l’aide des clés authentiques, tandis que la fausse enveloppe était sous la garde de la police.

Quand un employé sans méfiance a donné l’enveloppe authentique au poste de police le soir du 22 Juin, Op de Ven l’a reçu et a donné l’enveloppe fausse à un collègue qui l’a mis dans le coffre-fort. Puis Op de Ven est allé à l’office de distribution, où il dut monter la garde cette nuit-là, accompagné d’un membre de l’NSB.
Tard dans la soirée, deux voitures sont arrivées à Valkenburg avec une équipe du KP de cinq ou six hommes. Une voiture a été « emprunté » des Staatsmijnen (= mines de l’Etat). L’autre a été fourni par le commandement de Sittard. Parce que tout a été réglé dans les moindres détails, le raid s’est déroulée sans encombre. L’homme NSB a reçu un coup sur la tête et était inconscient. Les KP ne savaient pas qu’un lot de documents d’allocation pour deux mois fut arrivé la veille. Le butin était colossal : plus de 210 000 Bonkaarten (cartes de rationnement), environ 82 000 coupons de rationnement, plus de 2500 cartes de rationnement, 5000 cartes d’enregistrement TD, 1600 toeslagkaarten (cartes de supplément), de nombreuses feuilles d’insertion et une machine à écrire. Plus d’une douzaine de sacs de jute ont été nécessaires pour transporter le tout. Les sacs ont été portées à une ferme près de Kunrade sur Voerendaal. Quand ils trièrent le contenue à la maison de Mme J. Jaspers-Koten à Klimmen, il s’avéra en partie inutile, ce qui fut brûlé. Une autre partie du butin finalement atterrit à Valkenburg et fut caché dans l’ancienne église paroissiale. La SiPo à tâtonné dans le brouillard. Op de Ven entra dans la clandestinité après le raid et ainsi il a attiré les soupçons sur lui-même. Freysen et ses collègues n’étaient pas suspects et pouvaient continuer leurs pratiques en toute tranquilité. Le porteur involontaire de la clé fut sondé fortement, car l’enveloppe dans le coffre-fort de la police contenait des clés fausses. Il ne savait rien et est retourné à pieds libres après une journée.

Les dossiers complets de distribution et d’autres documents ont disparu dans une voiture vers Oud-Valkenburg et par Ransdaal dans une ferme à Kunrade. Plus tard, ils ont été ramenés en voiture à Valkenburg, cachés sous de la paille, parce que les Allemands ont examiné toutes les fermes dans le rayon.

Ce transport est fait par Pierre Schunck. La paille était pour nos animaux. Quelques-uns de mes frères et sœurs plus âgés étaient assis sur la paille à nouveau.

Le lendemain matin, j’ai entendu déjà dans la rue, que l’attaque eut été un succès, et je reçus le message de Bep : « Viens chercher ta merde ».
Je suis allé à Klimmen avec une camionnette, et avec Bep nous sommes allés à une ferme le long de la voie ferrée, et nous avons chargé le tout dans cette camionnette de la blanchisserie. Il a été emballé dans des sacs à farine, nous avons mis de la paille dessus et comme ça nous sommes allés à Klimmen, chez Jaspers. Par là, [???] attendit avec une bande de KP. Ils ont pris les cartes de rationnement et moi j’ai reçu les stamkaarten (cartes d’enregistrement) et les feuilles d’insertion avec le nombre, j’avais donc dont j’ai eu besoin aussi.

De cette façon, nous avons pu préparer 400 cartes de rationnement; 200 via les distributeurs. Et des feuilles intercalaires, qui étaient collées (?), et 100 en plus, ensemble avec des cartes d’enregistrement que je répartis sur les familles d’accueil et où les « parents » des plongeurs pourraient obtenir des cartes de rationnement pour leurs familles.
Cela a toujours été merveilleux, nous n’avons jamais eu de problème avec ça.

À http://users.cuci.nl/ ou http://users.cuci.nl/ nous lisons à propos de cette action d’apres un interview avec ma mère, Gerda Schunck-Cremers :

Tout marchait bien et l’homme NSB, qui était là en tant que gardien de nuit, a été battu KO et enfermé dans les toilettes. Les cartes et timbres de rationnement ont été gardées pendant une nuit chez Mme Jaspers à Klimmen. Elle n’était pas dans la résistance, mais elle a aidé la résistance de temps en temps. Le lendemain matin, M. Schunck est allé chercher les cartes de rationnement pour les amener à une ferme isolée à la route de Voerendaal à Heerlen, d’où ils seraient distribués. Avec trois enfants, M. Schunck est allé avec une camionnette pour chercher les coupons. Sous prétexte de : « Nous allons chercher du foin pour notre cheval, » ils ont passé assez facilement les gardes et les cartes et les timbres ont été livrés en toute sécurité.

Le raid sur l’office de distribution à Heerlenhaut de pageretour

A titre de comparaison, l’histoire du raid sur l’office de distribution à Heerlen suit ici. Les différences remarquables : l’action n’avait pas été prévu avec l’LO, elle fut violente et elle a rien apporté. En outre, il n’est pas clair si le raid du 9 Mars a mis Nitsch sur la piste du vicaire Berix.

Au début de Mars 1944, le KP de Heerlen, en collaboration avec celui de Nimègue, conçut le plan ambitieux, d’attaquer l’une après l’autre la préfecture de police, l’office de distribution et l’hôtel de ville de Heerlen dans une seule action coordonnée. L’idée est venue de G.H. Bensen et l’homme du KP de Nimègue, L.A. van Druenen. Après avoir observé les objets pendant quelques jours, ils sont venus à la conclusion que le plan était réalisable. Le KP Nimègue serait divisée en deux groupes. Cinq KP sous le commandement de Van Druenen prendraient la préfecture de police. Le deuxième groupe, dirigé par Th. Dobbe, attaquererait l’office de distribution. Ces deux groupes, avec la commande de Heerlen pénétrererait alors dans la mairie.
Dans la nuit de 9 à 10 Mars à 00h30 les hommes KP frappèrent à la préfecture de police. Ils prétendirent d’être des passagers de train qui n’avaient pas trouvé un logement après leur arrivée. L’agent de service ne nourrissait aucun soupçon et les laissa entrer. Les hommes KP neutralisèrent les cinq gardes de nuit, auquels ils ont donné un cigare et une couverture et ils les enfermèrent dans une cellule. Un policier dut renoncer à son uniforme. Il pourrait être très utile dans la prochaine phase de l’opération. Les commandos ont pris 24 pistolets, seize d’entre eux chargés, quatre paires de menottes, deux vestes de moto en cuir et d’autres équipements. Après avoir fait l’alarme inutilisable ils allèrent à l’office de distribution, où Dobbe et son groupe étaient en attente. Quand ils sont arrivés, il s’est avéré que Van Druenen dans la précipitation avait oublié de prendre avec les clés à l’office de distribution, qui étaient gardés à la préfecture de police. Dobbe ne se découragea par ce revers, car Bensen et ses hommes attendaient à la mairie.
L’homme en uniforme devait sonner, après lequel les autres KP iraient à l’intérieur pour neutraliser les gardiens. Mais les choses se passèrent autrement. Un des gardes sonna l’alarme. Il y eut une fusillade dans laquelle un agent fut blessé. Les hommes KP retirèrent à Valkenburg. La commande de Heerlen ne dut plus entrer en action. Le lendemain Dobbe et son équipe retournèrent à Nimègue. Une enquête menée par la Sipo resta sans résultat. Il n’est pas clair si par le raid du 9 Mars Nitsch est venu sur la piste du vicaire Berix. Lorsque Berix entendit qu’il y avait eu des arrestations à Geleen, il entra dans la clandestinité le 24 Mars 1944.
Bien sûr, l’LO aurait eu des bénéfices d’un assaut réussi sur l’office de distribution et sur la mairie, mais si l’organisation était impliquée dans les plans, n’est pas connu.

Du beurre et des oeufshaut de pageretour

Le 25 Mars 1944 le chef de la gare, Vroemen, appella Pierre Schunck avec le message que, pendant la nuit suivante un wagon plein d’oeufs se trouvrait à la gare de Wylré pour être apporté en Allemagne, et il proposa de profiter de cette occasion.
Au wagons étaient attachés des banderoles avec des textes comme : « Un cadeau du peuple néerlandais pour les Allemands » et « Pour l’aide de l’hiver allemand! » Mais c’était bien sûr tout simplement piqué aux agriculteurs. Pierre Schunck transmit cette information au KP à Heerlen.

En 1944, le KP de Heerlen est venu deux fois en action dans le district de Gulpen, sans en informer au préalable l’LO local, sur la base des nouvelles du rayon de Valkenburg. Le KP de Heerlen s’empara d’entre six et sept mille œufs.

Pourquoi le KP n’a pas informé le LO de Gulpen, Cammaert n’écrit pas. Mais nous pouvons prendre pour certain qu’ils voulurent éviter que trop de gens connurent le raid à venir. En outre peut-être il y eut des malentendus entre les groupes de la résistance de Heerlen et de Gulpen et il fallut agir rapidement. Les œufs furent amenées à Pierre et Gerda Schunck pour les trier. Il y en avait beaucoup trop, même après que les œufs pourris soient triés. Beaucoup d’entre eux sont allées à l’hôpital de Heerlen. Là-bas, il y a avait un étage entier si parfaitement introuvable, qu’il pouvait être utilisé pour traiter les plongeurs et les pilotes alliés. C’était possible parce que le Recteur N.M.H. Prompers, le fondateur du district LO de Heerlen, aussi que les religieuses, qui ont fait une grande partie du travail, veillaient à ce que tout le personnel était contre les nazis. Et si vous voyez l’hôpital sur la photographie aérienne de l’époque, vous comprenez immédiatement que ce bâtiment collaborait avec la résistance.
Il y avait encore un autre outil important pour la résistance, qui s’est déroulée entièrement en dehors du champ de vision des occupants, car ils même ne soupçonnaient pas son existence : le propre réseau de téléphone de la régie provinciale d’électricité PLEM (Provinciale Limburgse Electriciteits Maatschappij).
Les membres de la direction de la résistance y avaient accès via des numéros spéciaux. De cette façon, ils avaient un réseau de téléphonie antiécoute.

Il m’a fait du plaisir de voir dans quel état les agriculteurs ont livré leurs œufs. Les boîtes d’œufs ont été portés à nous et ma femme et moi les avons répartis dans les districts et rayons. De par là, ils ont été transportés en camionette de la blanchisserie.
Lorsque nous avons ouvert les boîtes, il a pué jusqu’au ciel! Nous avons du trier les oeufs très minutieusement et soigneusement, pour éviter que nos propres gens obtiendraient des œufs pourris.
Si les Allemands auraient cherché attentivement pour trouver les œufs, ils auraient pu aller d’après la puanteur!

Le même va pour un vol de beurre à Reymerstok le 14 Juin. (qui a eu lieu sans la connaissance de l’LO de Gulpen aussi.) A ce coup les KP, en uniformes de la Wehrmacht allemande, ont volé près d’un millier de kilos de beurre, qui était destiné à l’armée allemande. En partie des habitants de la prison de Maastricht ont bénéficié d’eux.

La laiterie à Reymerstok était possédé par un partisan de l’NSB (Parti nazi aux Pays-Bas). Elle a travaillé pour l’armée allemande. Ils ont utilisé un véhicule pillé de l’armée allemande et des uniformes qui ont rendu déjà un bon service à d’autres occasions. Cette voiture était caché entre autres lieux dans une caverne derrière le monastère des pères sur la colline du Cauberg.
Le propriétaire de la laiterie n’eut pas de soupçons et ne s’est pas plaint quand les prétendus soldats allemands sont venus à « chercher une commande » de mille kilos de beurre des chambres froides de l’usine. Peut-être que les faux soldats avaient également des faux papiers, mais on ne sait rien à ce sujet.

Lorsqu’un avion anglais écrasa brûlant entre Meerssen et Berg, le pilote blessé fut transporté par ambulance à l’hôpital de Heerlen, sous le prétexte d’être un pompier blessé. Dans cet hôpital un étage entier était « caché » pour les occupants, pour prendre soin des clandestins et des pilotes !

Ce fut un exemple audacieux de cohésion sociale, qui put fonctionner seulement parce que ceux qui connaissaient cet endroit, gardaient leur bouche. Et certainement plus d’une personne d’entre eux y savait. Surtout les religieuses qui ont exploité l’hôpital. Les auteurs, qui trouvent que la résistance au Limbourg importait peu parce qu’ils savaient / savent pas mieux, ou parce qu’ils ne considèrent l’aide humanitaire dans les conditions de guerre que comme de la désobéissance civile, apparemment ne reconnaissent pas la mesure dans laquelle ces personnes ont mis leur vies à risque, et souvent ceux de leurs familles.

La fin de l’auberge aux plongeurshaut de pageretour

En été 1944, la caverne la plus sûre est devenu un lieu de formation pour les futurs soldats des « Stoottroepen ».

Parce que la chose avait progressivement filtré dans le district. Alors un jour, Bep van Kooten vient à moi avec Jantje [Lemmens] et dit : « T’as perdu ton auberge, aux KP ». Je n’étais bien sûr pas très amusé.
J’ai entrepris toutes les actions possibles pour l’éviter. J’ai dit : « Pour moi, cette chose est nécessaire. Mais qu’est-ce que tu veux faire avec ça ? Peut-être que le stockage des armes ? Vous pourriez le faire tout aussi bien ailleurs. »

Van Kooten était à la recherche d’un dépôt approprié pour des armes et d’un stand de tir pour les knokploegen (=KP, groupes de commandement) du Limbourg Méridional. C’est pourquoi cette caverne a dû être évacué. Elle s’est avéré de ne pas être appropriée pour le stockage d’armes, elle était trop humide. Mais le stand de tir pourrait y être installé. Pendant l’été 1944, la caverne a servi de logement pour les KP, de prison et de salles d’interrogatoire pour des personnes arrêtées et des traîtres possibles.

Mais en fait, le KP a utilisé la chose comme une prison. Pour plus de détails, vous devez contacter le KP (Beaucoup à ce sujet est connu chez eux).

Nous avons commencé à mettre en place la caverne derrière le chaufour (Voir plus haut : La construction de l’«  auberge aux plongeurs ») pour le travail normal de l’auberge aux plongeurs. Et quand nous venons de le terminer, une usine de l’OT s’est installée à côté. C’est pourquoi cette caverne n’a jamais été utilisé. Elle est toujours par là. Un film a été réalisé par les Américains, qui doit être parmi les documents de l’armée américaine.

Une fois nous y avons eu un incident. À environ 5 kilomètres de la caverne il y avait une zone d’entraînement militaire (champ de tir de la caserne de Maastricht). Et pendant la guerre l’armée allemande est venue pour faire des exercices de tir. Nous n’avons eu aucun problème avec ça.
Mais alors ils ont commencé à faire des exercices sur le terrain aussi. Et il est évident que je n’y savais rien. Tout le terrain a été entouré, aussi les entrées de nos caves. Un travailleur au chaufour, qui était un peu le portier aussi, m’appelle et me dit : « Ils ont encerclé toute la caverne. »
J’y vais immédiatement avec une camionnette. Je la laisse non loin de là et je marche le dernier morceau. Et je vois un « mof » (c’est comment les Allemands étaient appelés aux Pays-Bas pendant la guerre, comme boche en français.) debout avec le fusil à l’attaque. Je vais sur un peu et vois un autre mof, avec le fusil dans l’attaque. Ils étaient en train de tenir une manœuvre, et tous étaient à la garde avec le fusil dans l’attaque. Je me promène sur le site, mais il a été complètement entouré.
Je me dépêche à la maison et j’appelle [* lman]. Je dis : « Si vous voulez encore faire quelque chose pour ces gens, alors venez avec un groupe armé et écrasez les crânes de ces gars-là. » Et là, ils sont venu avec une brigade volante. Je ne sais pas combien de voitures qu’ils avaient réquisitionné, mais quand ils sont arrivés tous les Allemands ont été retirées déjà tranquillement! Les KP puissent rentrer chez eux. Bien sûr, je ne pus pas demander aux Allemands : « Cherchez-vous les gens qui sont là-dedans ? »
Bep van Kooten était poison vert de colère.

Un groupe d’intelligence proprehaut de pageretour

L’appui par et le contact avec des réseaux ou des groupes clandestins actives sont essentielles pour les services de renseignement.
(...) De bons résultats ont été obtenus également par les agences de renseignement, qui venaient d’organisations souterraines existantes. Tant les services de renseignement de la milice OD et de l’LO du Limbourg ont fourni toute la résistance et les alliés en précieux renseignements.

Au mois de Juin 1944, le chef de district de l’LO de Heerlen, Th. JM Goossen a organisé son propre service de renseignement (ID, Informatie Dienst. Goossen a été chef de district à Kerkrade avant.) Pour protéger le résistance en général. En outre, l’ID de Goossen recueillait des renseignements militaires qui sont venus entre autres de combattants ou de rapatriés de la « Außenministerium » (voir Cammaert, chapitre VI, § VIII.5.1. et le chapitre VIII, § IV.4.7.). (Citation : L’« Außenministerium » , mot allemand pour ministère des affaires étrangères, une organisation clandestine formée dans les milieux étudiants, était actif en Allemagne, ainsi qu’aux Pays-Bas et visait à ramener les étudiants à partir de l’Allemagne retour aux Pays-Bas. Parce que plusieurs personnes de l’LO ont participé, les deux organisations, en particulier au Limbourg, ont été de plus en plus étroitement liées.) Peu de temps avant la libération, l’accent a été mis partiellement à la demande du combattant de l’OD Organisation clandestine qui se composait d’anciens membre de l’armée néerlandaise , C.M.J.A.F. Nicolas, pour des informations militaires. Dans ce travail, l’ID de Goossen écrit à la craie des succès remarquables. Après la libération, les Américains offrent Goossen la possibilité d’étendre son service au Limbourg entier et Brabant-Septentrional. Cet ID effectuaiit également des commandes de l’autorité militaire.

Schunck : Nous avons été le premier service de renseignement, qui a travaillé dans la ligne de front. Ad : Qui l’a organisé dans votre région ?
Schunck : Dans notre rayon c’était moi. Theo Goossen était l’homme pour ça au niveau du district .

Goossen dit lors de la célébration d’adieu pour Pierre Schunck :

« Paul » est également membre du groupe de renseignement ID18.

  • 06/09/1944 il communique que la veille Sjeng (John) Coenen et Joep (Joe) Francotte ont été fusillés sur le Cauberg et qu’ils se trouvent là-haut encore. Que faire ? Pour « Paul » cette exécution restera un traumatisme permanent.
  • 15 septembre il communique : « Les Allemands ont fait sauter les ponts sur la Gueule, barré les routes, installé des canons et se repoussent contre les américains avançants. Divers bâtiments sont endommagés gravement et quelques maisons brûlent. Une grande partie de la population s’est mis en sécurité dans les grottes calcaires. »
  • 16/09/1944, le chef des K.P. Bep van Kooten arrive à Heerlen. « Paul » lui communique, il faudrait éviter Valkenburg lors de son voyage à Maastricht et Bruxelles. Ce serait trop dangereux. (Van Kooten veut prendre contact avec le quartier général. Plus d’infos sur cela dans le chapitre Valkenburg est libre )

Pendant la nuit du 16 au 17 Septembre 1944, les Allemands quittent Valkenburg. « Paul » contacte les libérateurs, comme ça avait été commandé par la résistance. Il va leur aider de toutes les manières possibles.

De cette façon, Pierre Schunck a été le premier de Valkenburg à contacter l’armée américaine approchante et les a guidé vers le bas dans la vallée de la Gueule. Voir ci-dessous l’histoire de la libération de Valkenburg

Tués dans l’actionhaut de pageretour

Frits : Avez-vous eu des camarades qui sont arrêtés ou tués dans l’action ?

Schunck : Deux plongeurs (pas de camarades de mon groupe) ont été arrêtés, ils étaient dans la caverne. Un d’entre eux appartenaient à l’LO de Simpelveld, l’autre au KP de Vaals.
La même nuit, quand les garçons ont été tués, quelqu’un me l’a communiqué, avant je n’y savais rien. Le maire suppléant a fait [?], puis une infirmière de la Croix-Rouge y est allée pour s’occuper des garçons. Ils ont été amenés à la morgue.

Lorsque Pierre Schunck dit : « ils étaient dans la caverne », il parle de leur base. Ils étaient cachés dans la caverne à Geulhem, mais ils se trouvaient fréquemment aussi au quartier général du KP du Limbourg Méridional, dans une ferme à Ulestraten.
Cammaert écrit sur J.H. (Sjeng) Coenen de Simpelveld et W.J. (Joep) Francotte de Vaals :

Le calme relatif à Ulestraten se termine abruptement au début de Septembre. Le Mardi 5 Septembre, J. Coenen et W. Francotte ont visité la maison de Koers à Geulle pour y ramasser
 www.joep.francotte.nl/verhaal.htm

L’endroit sur le Cauberg, où les résistants Sjeng Coenen et Joep Francotte furent fusillés par les allemands.
Plus tard, le monument de la résistance de la province de Limbourg à Valkenburg fut construit ici.
deux voitures, qui seraient nécessaires pour le raid sur le camp de concentration à Vught. Ils ont conduit les voitures à la ferme de J.F.A. Horsmans à Ulestraten, où des armes étaient cachées aussi. Pendant l’après-midi Horsmans a obtenu un message que des soldats allemands seraient cantonnés chez lui. Vers six heures, il informa H. Quicken dans le quartier général du KP, qui ordonna à Coenen, Francotte et Meulenkamp d’enlever les voitures et les armes immédiatement de la ferme Horsmans. Ils cachaient le tout dans une forêt. Vers neuf heures, ils sont retournés à la ferme. Des dizaines de soldats allemands y se promenaient entre-temps. Dans les yeux des soldats, le trio agit tout à fait bizarre. Ils durent montrer leur cartes d’identité. Coenen en a fait un tel tapage que Meulenkamp en a profité pour fuir. Il s’est perdu dans les bois, mais finalement il atteignit Meerssen. Après trois jours, il retourna à Ulestraten. Coenen fut fouillé. Quand ils trouvèrent une arme sur lui, une grande agitation surgit parmi les soldats. Apparemment ces gars étaient des « terroristes ». Une brève consultation suivit. Environ neuf heures et demie, quatre soldats amenèrent Coenen et Francotte à un hôtel à Valkenburg. Les soldats qui étaient cantonnés dans l’hôtel, étaient excités et nerveux et les ont soumis à un court interrogatoire, qui fut accompagné de jurons et de menaces. Un officier SS ivre voulait les exécuter, mais les soldats ne purent pas tomber d’accord. Vers dix heures, quatre gardes amenèrent Coenen et Francotte à un autre hôtel, où dix-huit soldats étaient cantonnés. Ils décidérent de voter sur le sort des deux.
La majorité était pour la peine de mort. Environ dix et demie, 6 soldats amenèrent les deux résistants à l’hôtel du commandant local. Sur le chemin les deux furent maltraités sérieusement. Environ une heure plus tard, les soldats se rendirent à la colline du Cauberg. Là, Coenen et Francotte furent fusillés sur l’ordre du commandant Bernhardt. Le lendemain, un passant découvrit les corps à côté de la rue. Coenen et Francotte étaient liés aux poignets, leurs crânes étaient brisées et ils avaient des blessures fortes dans le visage. Un coup de cou avait mis fin à leur vie. À côté des dépouilles mortelles il y avait un panneau avec le texte « terroristes ».

La fin de la guerrehaut de pageretour

Les libérateurs s’approchent!haut de pageretour

Après que les Forces alliées ont débarqué le 6 Juin 1944 en Normandie et qu’ils ont commencé à libérer l’Europe, une tension anxieuse régnait au Limbourg méridional. Les gens comprenaient que la conséquence inévitable de cette énorme offensive des forces alliées serait que notre province irait au devant d’une période difficile d’opérations de guerre. Les Allemands tentèrent de donner l’impression, qu’ils se sentaient pas menacées et ils commencèrent à aménager un grand nombre de mines du Limbourg comme des ateliers épreuve des bombes pour leur industrie de guerre. Ils ont continué à travailler sur ce jusqu’à ce que les premières grenades des Américains avançants dérangaient leur travail.

Le 31 Août à 13h00 le KP de Heerlen réapparut à Valkenburg. Cette fois, la mairie a été la cible. Ils voulaient éviter que la population masculine serait obligé de construire des ouvrages défensifs. Ils obtinrent l’aide de l’employé communal H.P.A. Laeven, qui feint d’être inconscient après l’attaque. Le SIPO se contenta de son explication des événements. La commande prit tout les cartes personnels, cinquante cartes d’identité, cinquante timbres de contrôle et cinquante bons. Ils brûlèrent le registre au quartier général du KP du Sud du Limbourg à Ulestraten.
 

 14 septembre 1944 : Les premiers fantassins américains descendent depuis le sud via la rue Daelhemerweg vers Valkenburg.
Photo : Frans Hoffman

Quelques semaines plus tard Valkenburg fut libéré.

Le jour après le jour J, le 7 juin 1944, les premiers hommes du 19e Corps de l’armée américaine débarquèrent au sol européen. Trois mois et sept jours plus tard, le 14 Septembre, une petite unité de ce corps arriverait à Valkenburg.
On fit appel au 120e régiment de la 30e division d’infanterie (Old Hickory) du 19e Corps de la Première armée USAméricaine le 14 juin, à savoir pour reprendre le secteur central du front américain sur la péninsule de Cherbourg. En plus de sa propre artillerie, chars, ingénieurs, scouts etc. En ces jours le 19e Corps fut encore composée de la 29e et la 30e division d’infanterie. Pendant exactement 101 jours, ce corps participerait en continu à la lutte, à savoir jusqu’au 15 Octobre, lorsqu’ils contactèrent une autre division près d’Aix-la-Chapelle, la première ville allemande qu’ils ont atteint. Pendant ces 101 jours, ils progressèrent jusqu’en Allemagne, en souffrant parfois de très graves pertes, depuis leur point de débarquement à Vierville-sur-Mer sur la côte ouest française. Sur ce chemin ils épurèrent Valkenburg aussi des Allemands lors du 14 septembre.
Comme déjà dit, les mois entre le début de juin et mi septembre 1944, furent un temps de beaucoup de tension. Au début, quand les Anglais et les Américains se sont accordés le temps pour constituer une bonne tête de pont sur le continent européen, beaucoup de gens craignaient que cette situation pourrait aller durer pendant une longue période. De l’avis de la population, l’offensive alliée bien sûr allait trop lent, mais en fait, une fois qu’il était en plein essor, il est allé à une vitesse folle :
Au 6 Juin plus de 132.000 soldats débarquent sur le sol français, la bataille de la Normandie est longue et il coûte des milliers de vies. Paris tombe le 26 Août, le même jour le 19e Corps près de Lille s’approche déjà à la frontière belge, 3 septembre Bruxelles est libéré, un jour après Anvers aussi. Le flanc droit des forces alliés, qui avancent contre l’Allemagne, y compris le 19ème Corps US déjà mentionné, déjà atteint 2 septembre la ville belge de Tournai, mais il est forcé d’attendre là pendant quelques jours, jusqu’à ce que les lignes d’approvisionnement seront rétablies. Le 8 Septembre, une unité de reconnaissance de la cavallerie qui a sillonné le sud de la Belgique, atteint le canal Albert, près de la frontière belgo-néerlandaise. Le fort réputé d’Eben-Emael tombe 10 septembre dans les mains des Américains sans coup férir. Mais tous les ponts sur la Meuse et le canal Albert sont sautés. Pour prévenir que va ralentir la progression, les alliés construissent un pont sur la Meuse près de Liège et un autre dans la zone du 19ème corps américain qui est exploitée tout de suite par l’infanterie. Le 12 septembre les américains mettent le premier pied sur le territoire néerlandais et ils chassent les Allemands de Noorbeek et de Mheer. Le 13 septembre, des parties de la 30e Division d’infanterie, dite la division Old Hickory, envahissent Eysden, Gronsveld et la rive droite de Maastricht. La rive gauche suit 14 septembre. C’est aussi le jour historique dans l’histoire de Valkenburg, que la petite ville sur la Gueule accueille les premiers américains.

La libération de Valkenburghaut de pageretour

Valkenburg a été presque entièrement évacué pendant les jours de libération. Lorsqu’ailleurs les gens sont allées dans un bunker ou dans la cave, à Valkenburg ils ont utilisé bien évidemment les cavernes, ces labyrinthes dans le calcaire tendre, qui avaient été créés au cours des siècles pendant l’extraction de pierres à chaux.


Source : Beeldarchief Valkenburg, collection Gemeentearchief Valkenburg

La fille aînée de Pierre Schunck se souvient :

«  Nous, les habitants de la rue Plenkert, étaient bien sûr dans la caverne de l’élevage de champignons appelé Heidegroeve en face de la brasserie. A la fin de la guerre, l’Organisation Todt avait commencé à mettre en place une usine anti-bombe dans la caverne. Là, ils avaient aménagé des chambres pour le personnel, que nous avons pu utiliser maintenant. Il y avait une chambre disponible pour chaque famille ».

Au cours de ces jours de libération, des jours de combats durs à Valkenburg, la plus grande partie de la population trouva refuge dans les grottes au Cauberg et dans la rue Plenkert. Dans sa brochure « Limburg in den Wereldbrand » (Le Limbourg dans l’incendie du monde) M. Kemp consacre les lignes suivantes aux jours difficiles et inquiets, que la population de Valkenburg a dû souffrir :
« Bien que les américains aient avancé le 14 septembre jusqu’à Valkenburg, les habitants de cette partie de la vallée de la Gueule devaient encore passer quelques jours précaires. La misère commenca avec la saute de quelques ponts sur la Gueule, avec des chargements de dynamite si excessifs que plusieurs hôtels et maisons y furent ravagées (image ci-dessous). Beaucoup d’habitants de la ville se sont retirés dans l’abri des cavernes de marne proches, mais déjà bientôt n’y eut plus de nourriture ni de lumière et, à cause du surpeuplement, des situations intenables dans le domaine de l’hygiène commencèrent à régner. Pendant ces jours dans les cavernes, trois enfants furent nés et un vieil homme est mort, au fait de cause naturelle, pendant que dans les forêts ambiantes le duel d’artillerie retentit avec toute violence et d’innombrables grenades battent dans les maisons abandonnées. L’heure de la libération est venue ici aucun instant trop tôt ! »


Hôtel Croix de Bourgogne, ravagé quand le pont voisiné fut sauté.
Septembre 1944. Vue de la Grotestraat
Source : Beeldarchief Valkenburg, Auteur : Fotohuis Flindt, Valkenburg

Le matin du 14 septembre 1944, il est très silencieux à Valkenburg. À raison des troupes approchantes, les quelques-uns qui se n’ont pas mis en sécurité dans les cavernes, restent dans leurs maisons.
Ces jours-là toutes sortes de rumeurs font le tour. Les troupes allemandes se sont retirées en grande partie. Seulement quelques Allemands résident dans l’hôtel Oda, pour garder l’unique pont pas encore sauté près du château Den Halder. Dans le matin tôt, deux hommes dans des vêtements civils montent la rue Daelhemerweg. Le jour avant ils ont contacté les américains qui ont pénétré jusqu’à La Planck à la frontière belge. On donné aux américains des informations au sujet de la situation à Valkenburg. Une patrouille américaine viendra aujourd’hui vers Valkenburg. Sur le banc, un peu plus haut que la mine de charbon imitée, on se rencontra. Le mot de garde convenu est « steeplechase ».
Ils épient en haut le long de la route. En effet, à l’endroit convenu, un américain est assis. « You want a cigarette ? », « Vous voulez une cigarette ? », il demande.
« I like steeplechase », repond Pierre Schunck (38) de Valkenburg, dans la résistance seulement connu comme « Paul Simons ».
« I am Captain Sixberry » l’homme sur le banc dit. Il veut savoir clairement, combien d’Allemands sont dans la ville et où ils se trouvent. Il a une carte d’état-major sur ses genoux. Schunck indique : « De cette coté de la Gueule il y a personne plus. Ce pont-là est le seul qui est encore intact, mais il a été minée et il est surveillé depuis l’hôtel Oda, le voilà. Peut-être il y a encore des Allemands dans le casino aussi, voici. En outre, il y a toujours des transports allemands de Meerssen via Houthem à Valkenburg et alors via Heerlen vers l’Allemagne. »
L’américain est accompagné de quelques soldats. Ils sont protégés par la végétation d’accotement et probablement leur nombre est bien plus grand, que Schunck soupçonne jusqu’à ce moment. Ils disposent d’un walkie-talkie, le premier que Pierre Schunck voit dans sa vie. Renseignée est transmise. De l’autre côté, la commande suit : essayez d’obtenir dans vos mains intact ce pont sur la Gueule. Cela devrait se passer par surprise avec un mouvement de pince.
Schunck fait signe à son accompagnateur de s’approcher. Il s’agit de L’Istelle (23) de La Haye, qui est caché chez lui. On délibère un instant. Alors les américains se retirent quelques moments. Alors une file de jeeps ouvertes s’approche silencieusement, les mitrailleuses montés. Les moteurs ont été éteints, on fait usage de la pente de la rue Daelhemerweg pour s’approcher totalement sans bruit.

Open Street Map Cliquez sur la carte de vue d’ensemble pour un agrandissement (Open Street Map). Les bois à la lisière sud de Valkenburg coïncident avec le versant sud de la vallée de la Gueule. La flèche rouge est situé à mi-chemin sur cette pente, sur la route Daelhemer Weg. Pendant quelques jours, la Gueule est en première ligne. Voir le texte.

Dansle premier jeep se trouve seulement un chauffeur. Le capitaine et les soldats de liaison y prennent place, Pierre Schunck est mis sur le capot. Puisqu’on ne lui fait pas confiance toujours  ? Après on se demande des choses de ce genre. En ce moment on descend lentement en direction de Valkenburg, les nerfs tendus jusqu’à l’extrême...
Deux groupes seront formés : l’un avec Schunck et l’autre avec L’Istelle, en tant que guides. Sur la Grendelplein (Place de Verrou), Pierre Schunck envoye quelques citoyens de Valkenburg qui sont là-bas, pour aller le long des maisons avec la prière urgente de garder le silence absolu et surtout de pas pousser des cris de joie. Tout le monde obéit.
Les deux pelotons avancent. Schunck et « ses » soldats passent par la Porte de Verrou. Dans la Muntstraat (Rue de la monnaie) ils entrent l’hôtel Smeets-Huynen (maintenant l’« Edelweiss ») et sortent laconiquement par la porte de derrière, en laissant la famille Smeets ébahi. Quelques soldats escaladent la tour de l’église pour pouvoir couvrir de par là le pont avec leurs mitrailleuses. Pierre Schunck accompagne l’officier qui est équipé d’un périscope. Mais depuis la brasserie Theunissen ( démoli plus tard  ), la vue est borné par le mur assez élevé du château Den Halder ( du reste démoli aussi plus tard ). Le long de ce mur, on se glisse jusqu’au petit mur à la Gueule. À l’aide du périscope, l’américain voit un soldat allemand qui se promène sur le pont. Pierre Schunck peut regarder un instant aussi....
Entre-temps, on a poussé en avant quelques jeeps avec des mitrailleuses lourdes, leurs moteurs arrêtés, jusqu’entre les hôtels Neerlandia et Bleesers. Un petit groupe de soldats présents par là se rend avec L’Istelle derrière les maisons à l’église protestante, par le jardin de l’hôtel Cremers (maintenant L’Ambassadeur) et la maison Eulenberg ( l’ultérieur Texas-Bar ), vers l’hôtel Prins Hendrik. Un autre groupe essaye d’atteindre la Gueule via la cour de l’école à la Rue Plenkert.
Quand ces les deux groupes auront atteint leurs destinations, des tireurs d’élite essayeront de surprendre les Allemands, pour les empêcher d’initialiser le mécanisme pour faire sauter le pont.

Le plan était d’avancer tranquillement pour prendre le seul pont sur la Gueule, qui était encore intact, avant que les Allemands fassent sauter celle-ci aussi. C’était le pont à la Wilhelminalaan. Elle fut encore intact pour permettre aux troupes allemandes de s’échapper aussi longtemps que possible. Cette tentative échoua par la trahison par un Valkenburgeois qui collaborait avec les Allemands. Il avertit les Allemands, lorsque les Américains, rampants d’arbre en arbre, eurent atteint pont pour un peu.

Le plan ne réussit pas. Les Allemands remarquent leurs ennemis dans l’hôtel Prins Hendrik. Peut-être on les a prévenu de la part du Pavillon, où se trouvent aussi des postes de garde. Avec un bruit terrible, le dernier pont sur la Gueule est sauté. Les bribes volent autour de Schunck et de l’officier américain derrière le mur. Le plan a échoué au dernier moment. Maintenant, la Gueule est temporairement la ligne de front.
Le staff du bataillon qui a pris la moitié de Valkenburg au sud de la Gueule, arrivant au cours de la journée, emménage dans la cave du magasin Bours au coin de l’allée Wilhelminalaan et de la rue Plenkert. Elle sert comme poste de commandement sous la direction du colonel Beelar. Leur mission : d’avancer depuis La Planck et Noorbeek, de traverser la route nationale Maastricht - Aix-la-Chapelle et d’avancer depuis à Margraten, Sibbe et Valkenburg . Là-bas il fallait couper le chemin aux transports allemands et ensuite attendre jusqu’à Maastricht serait tombée dans les mains alliées.
Deux jours plus tard, le 16 septembre, on annonce aux américains à Valkenburg par message sans fil que Maastricht est tombé. Il n’y a pas de lien direct via Berg ou Meerssen. Maintenant, les américains traversent la Gueule à Valkenburg et en se battant ils se procurent un accès à la route provinciale de Meerssen. Alors tout Valkenburg est libre. C’est le 17 septembre 1944.

Photos (immédiatement après la libération)haut de pageretour

Des combattants de la résistance et des plongeurs à l’entrée de la caverne Heide-groeve (rue Plenkert) sept. 1944
De gauche à droite : Sjef Smeets, Walramplein; Jos Mentelers, plongeur d’Amby; Jos Quaedvlieg (« le Gros »), Walramplein / Hovetstraat; Harrie Fraiture, Sint Pieterstraat; Henk Salverda; Jan Harings; Sjef Coenen, Wehryweg; Jean Kessler ; Pierre Philippens, rue Plenkert
Auteur de ces 3 photos : Frans Hoffman. Source : Beeldarchief Valkenburg


Groupe de personnes en face de l’entrée de la caverne Heidegroeve (rue Plenkert) à Valkenburg
De gauche à droite : 1 Superviseur municipal Sjang Drissen, Emmalaan; 2 Inconnu; 3 Inconnu; 4 Soldat USAmerican, chauffeur d’une délégation de Maastricht auparavant libéré; 5 Inconnu; 6 Probablement membre OD ou d’une autre organisation de résistance de Maastricht; 7 Ben M. Koster; 8 Probablement membre Croix-Rouge, section de Maastricht ou soldat du Croix-Rouge néerlandais; 9 Pierre Schunck, rue Plenkert; 10 comme 6; 11 Jos. Quaedvlieg, Walramplein / Hovetstraat

Quelques personnes de la résistance après la libération, septembre 1944
Entrée de la caverne dans la rue Plenkert. Tout droit Pierre Schunck, chef du rayon LO de Valkenburg.

Valkenburg est librehaut de pageretour

La libération de Valkenburg en septembre 1944 n’est pas encore la fin de la guerre, qui prendrait en Europe jusqu’en mai. Une partie des résistants, en particulier des KP, entra dans l’armée. Ils ont été formés aux Stoottroepen et de cette façon ils ont participé à la défaite des nazis en tant que soldats.

Lou de Jong écrit: « Il y avait beaucoup de gens au sein de la résistance, dont le plus cher désir était de participer aux opérations militaires des alliés. Ce souhait était vif surtout chez la plupart des membres du KP. Comment pourraient-ils être impliqués? Afin de discuter cette question, le commandant KP du Limbourg Méridional, B.J.C. (Bep) van Kooten, s’est rendu le 17 ou le 18 Septembre au quartier général du prince Bernhard. »
...
« Le 19 Septembre, il était de retour à Maastricht, où il commença tout de suite à recruter, fier du fait que c’était lui, un homme du KP, pas un du OD ou du RVV, qui fut en mesure de décrocher le rôle important de commandant. »
http://de.scribd.com/doc/75776692/Het-Koninkrijk-der-Nederlanden-in-de-Tweede-Wereldoorlog-Deel-10a-2e-helft, p. 30 (556)

Le 20 Septembre, Bep van Kooten apparaît chez son camarade « Paul » indiquant que les combattants de la résistance se regroupent dans la « Koninklijke Stoottroepen » (les troupes royales de choc) de l’armée régulière et demande « Paul », pour aider. Fièrement « Paul » fait de la publicité parmi les membres de LO.


 Prince Bernhard et Bep Van Kooten

Lors de son voyage au QG de la nouvelle armée néerlandaise à Bruxelles, Bep van Kooten est nommé commandant des Stoottroepen au Limbourg par le commandant en chef, le Prince Bernhard. Puis Bep engage «  Paul », comme son officier des ressources humaines. Ainsi, «  Paul » est maintenant chargé du recrutement de nouveaux soldats. En tant qu’homme d’affaires, il connait ce métier.

Forces intérieures Néerlandaises
Stoottroepen
Commandant Limburg
--------------------

Dans le champ, 17 novembre 1944

à l’officier des ressources humaines est nommé par moi :
P.J.A. Schun[c]k, carte d’ID n°1918.
Ceux à qui il demande la coopération dans les domaines
couverts par lui, à savoir toutes les affaires personnelles
des hommes des Stoottroepen, à l’exception d’armement,
de fournitures et de paiement, sont priés de lui accorder ça.
Son champ d’activité comprend toutes les troupes au Limbourg.

Le commandant au Limbourg
[signé : B. van Kooten]

Continuez au-dessous de l’image



Officiersaanstelling van « Paul »

Et ainsi il le fait.
Des demandes d’inscription sont reçues, des listes sont rédigées, des contrôles effectués, les informations nécessaires données, des logements et des ateliers convenables sont recherchées, un garage pour le transport et l’entretien est conseillé! Les résultats de ces actions sont, entre autres bâtiments, les maisons Philips et Oranjehof. Les relations avec les libérateurs étaient OK et existent jusqu’à ce jour! (Une amitié pour la vie liait Pierre Schunck avec Bob Hillecue de Chicago, membre de la division « Old Hickory », qui a libéré Valkenburg.)

A droite : Positions de la Stoottroepen le long du front, la mi-Janvier 1945


La fédération des anciens résistantshaut de pageretour

Pour les anciens combattants de la résistance à la guerre serait un souvenir unique dans tous les sens pour le reste de leur vie. Beaucoup d’entre eux ont survécu à la guerre, mais avec un trouble de stress post-traumatique ou pire. Pour la plupart, aussi pour ceux qui étaient en mesure de supporter mieux ces épreuves, la nécessité d’un contact permanent est resté. Ils se sont rencontrés au moins une fois par année aux événements commémoratifs au Monument Provincial Verzetsmonument de résistance sur le Cauberg . Ici, l’on se sent uni avec les combattants de la résistance tombés, dont les noms sont écrits en bronze sur les murs.

Limburgs Dagblad, mardi, le 24 Janvier 1956 (Quotidien limbourgeois)
ROERMOND, 23 jan. (Limb. pers)
Un peu moins de deux cents combattants de la résistance limbourgeoise ont fondé au Harmoniepaviljoen (Pavilion de Concert) à Roermond une division limbourgeoise du « Nationale Federatieve Raad van het Voormalig Verzet in Nederland », Conseil national fédéral de l’ex-Résistance aux Pays-Bas. Monsieur Jac. Crasborn de Heerlen, qui présidait la réunion, fut nommé président par acclamation. La division se compose de trois sections, à savoir Nord, Central et Sud.
Dans les conseils de section furent élus pour Nord: Harrie Hanssen, Venray, Sef Mulders et Leo Jans Venlo. Central: Gerard van Appeven, Roermond, Jan Hobus, Roermond et Sjef de Groot, Heerlen. Sud: Giel Bensen, Heerlen; Pierre Schunck, Valkenburg et Theo Goossens, Kerkrade. Les membres des conseils de section constituent le conseil de la division. Sjef de Groot et Harrie Hanssen, en tant que membres du conseil national, ont un siège dans les conseils de section. Dans la même qualité M. Crasborn sera ajouté au conseil de la section Sud. La réunion au Harmoniepaviljoen, qui fut également assisté par un membre du Parlement, Jan Peters de Roosteren, fut précédée par un dépôt de gerbe au monument de la résistance à la place Zwartbroekplein.

Après le discours de M. Crasborn, la division du Limbourg eut une naissance très réussie. La réunion fut assistée par certains membres du conseil principal de la Fédération nationale et par des délégations d’Expogé (http://www.historien.nl/de-geest-van-het-verzet/) et de la résistance à Nimègue et Rotterdam. Après les discussions, la délégation de Nimègue a contacté le conseil d’administration de la section du Nord afin d’atteindre une affiliation provisoire du groupe de Nimègue dans le nord du Limbourg.

La mort d’un ancien combattant de la résistancehaut de pageretour

De l’oraison funèbre, tenu par « Harry » (Theo Goossen) pour « Paul », son compagnon d’armes, lors de la célébration d’adieu :

Mme Schunck, les enfants, les petits-enfants, toute la famille ! Les combattants de la Résistance et des Stoottroepen ici présents, souhaitent aussi au nom de ceux qui ne peuvent pas être présents pour les raisons motivées, à vous exprimer leur reconnaissance à « Paul » Pierre Schunck :

  • pour son engagement énergique afin de regagner notre liberté.
  • pour son grand engagement et prudence sincère
  • pour son attitude particulièrement amicale
  • et tout ceci avec son dévouement à Dieu, à la reine et à la patrie !!

Mme Schunck, les enfants et les petits-enfants, il fait mal de dire adieu.
... les vraiment BEAUCOUP de bons souvenirs vous rendront forts !!
Camarades de la résistance ! Soldats des « Stoottroepen » ! Nous disons adieu à un bon camarade.
« Paul » : repose en paix bien méritée !

Disons adieu de manière honorable en chantant l’hymne national néerlandais :
1. Wilhelmus van Nassouwe
6. Mijn schildt en mijn betrouwen

« Harry », Theo Goossen

Limburgs Dagblad, mardi 9 février 1993 page 13
Samedi dernier Pierre Schunck fut enterré au cimetière au Cauberg à Valkenburg. A l’âge de près de 87 années, il décéda dans l’hôpital à Kerkrade. Il a passé le soir de sa vie à Schaesberg. Mais son cœur restait à Valkenburg. Il y était non seulement l’un des fondateurs, en retard président et membre du conseil d’honneur de la section locale des bibliothèques publiques, ancien président et président d’honneur de l’Harmonie Kurkapel Falcobergia, mais aussi pour de nombreuses années membre du conseil de surveillance de Valkenburg Omhoog. Surtout cependant, il restera bien connu en tant que membre du mouvement de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans sa blanchisserie, qui était situé un peu en dehors de la ville (rue Plenkert), beaucoup de « transactions » clandestines ont été conclus et de nombreux personnes qui devaient se cacher ont été fournies d’un abri sûr.
...

Pour le rôle héroïque en tant que combattant de la résistance de Pierre Schunck, lui fut accordée la Verzetsherdenkingskruis (Croix Mémorial de la Résistance) ...
L’un des soldats américains qui furent les premiers à libérer Valkenburg et qui était dans le jeep sur le capot duquel Pierre Schunck était assis (voir en haut), est venu spécialement de Chicago pour assister aux funérailles . Bob Hilleque, (qui a 66 ans maintenant, 9 février 1993) est le seul homme du premier peloton du 119e régiment qui a survécu à la guerre. (Entre-temps, Bob est mort aussi.)
Il appartenait à la 30e division d’infanterie US « Old Hickory »

Postface de Cammaerthaut de pageretour

Comment faut-il considérer la résistance au Limbourg, en particulier sa principale composante catholique et humanitaire, dans une perspective nationale? Bien que nous pouvons voir au Limbourg un développement largement indépendante, de nombreuses organisations d’aide aux Pays-Bas, étaient dépendantes des réseaux au Limbourg pour l’accomplissement de leurs réfugiés; de ces réseaux avec un caractère international qui ont été construits à partir de cette province ou connectés avec d’autres réseaux en Belgique, en France et même en Allemagne et qui généralement ont abouti en Suisse ou en Espagne. Les réfugiés individuels, les personnes qui voulaient échapper vers l’Angleterre, divers services de renseignement et d’autres organisations de la résistance nationale les ont utilisé aussi. La province non seulement a servi de zone de transit pour les réfugiés, ils pouvaient également y rester. Limbourg a offert de l’abri et plusieurs groupes l’ont utilisé de plus en plus fréquente. Confession n’a pas joué un rôle décisif dans tout cela. En d’autres termes, l’importance et l’influence du Limbourg au niveau national a été particulièrement sensible, où le développement de la province était la plus avancée : la résistance non-violente et humanitaire avec des méthodes et des connections correspondantes. Là il y avait la force intrinsèque et la valeur spécifique de la résistance au Limbourg.

Sourceshaut de pageretour

Ce texte est une mosaïque de différentes sources, que j’ai sur ce point. Il est un patchwork de citations, ici et là avec un commentaire de connexion de mon propre. Parce qu’ils disent différentes parties de cette histoire, parfois la même histoire, mais ils sont complémentaires. J’ai aussi écrit, ce que nous, ses enfants, se souvient encore de ses histoires. Beaucoup a été adopté littéralement de ses interviews. Voici une liste de ces sources, avec des liens, de sorte que, si vous le souhaitez, vous pouvez lire les originaux.

De la couleur de la ligne de marge à gauche vous reconnaissez à un coup d’œil d’où ils viennent. Parce que ces lignes de marge ont les mêmes couleurs que le soulignement ci-dessous. Si vous bougez votre souris sur un point, la source est affiché comme un texte « de pointe de l’outil ». Blocs de citation littérale des interviews ont eu un fond sombre (pas dans la version imprimée) et sont en retrait.

  • Surtout le premier temps de l’occupation se trouve dans un article du numéro commémoratif du Nederlands Auschwitz Komitee (Comité Auschwitz néerlandais), 24e année n° 1, 1980, entitulé « On n’a pas décidé de rejoindre la résistance ».
    C’est vrai, il n’avait pas d’autre choix.
  • Au NIOD (Nederlands Instutuut voor Oorlogs-Documentatie = Institut néerlandais pour la documentation de guerre) se trouve une interview que l’on m’a envoyé dans une version numérisée de mauvaise qualité. Il contient en particulier de l’histoire de l’LO à Valkenburg. Je l’ai tapé et le résultat peut être trouvé sur ce site.
  • L’histoire de Valkenburg-Houthem : Longtemps après la guerre, nos parents nous avont donné un livre pour chacun(e) de leurs enfants, à l’édition de laquelle mon père, l’homme de la résistance « Paul Simons », a collaboré, là où il s’agit de la résistance et de la libération à Valkenburg. Parce que ce livre est épuisé et l’éditeur n’est plus existant, je ne sais pas à qui je dois demander la permission d’utiliser ce chapitre.
  • La thèse de doctorat « Het verborgen front / Geschiedenis van de georganiseerde illegaliteit in de provincie Limburg tijdens de tweede wereldoorlog » (Le front caché / l’histoire de la résistance organisée dans la province de Limbourg pendant la Seconde Guerre mondiale) de Dr. A.P.M. Cammaert est également une source importante. Un résumé en anglais et en bas les liens aux chapitres de l’original(PDF).
    Voir aussi le chapitre VIII.5.8. Valkenburg
    et Het verborgen front, citations de ce livre.
  • Jan (Jules) van Betuw, un combattant de mes parents, me parlait à l’enterrement de ma mère. Il a eu une conversation choquante avec ma mère. Il s’agit de l’expérience du vieux couple juif Soesmann, et de la façon dont le gouvernement néerlandais et les citoyens se sont emparés de leur patrimoine. Lisez le dans son intégralité ici.
  • Depuis l’Australie, j’ai reçu une réponse que vous pouvez lire en français ici. À propos Coen Grotaers - l’un des nombreux
  • Dans son oraison funèbre pour « Paul », « Harry », nom de résistance de Theo Goossen, a décrit les activités de son camerade. Il a parlé essentiellement de la dernière année de la guerre. « Harry » a dirigé le rayon de Kerkrade et il principalement a pris en charge les relations extérieures du district de Heerlen. Mi-Juin 1944, ses relations et ses expériences ont incité Goossen à construire un service de renseignement (ID), pour soutenir toutes les organisations de la résistance dans la région. La première et la plus importante tâche fut de protéger la résistance. La service a également recueilli des informations militaires. Après le débarquement allié sur la côte normande au début de Juin 1944 l’importation de ces informations a même augmenté.
  • Détails biographiques sur Pierre Joseph Arnold Schunck

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