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Limburg 1940-1945,
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Les résistants tombés au Limbourg NL

Sur geneanet.org, on peut lire à propos de son mariage : Mariée le 30 août 1932 à Eisden (P-B), à Raymond Louis Pierre DEBATTY 1910-1938. [1]
Sur openarchieven.nl on peut lire à ce sujet : Marié : Raymond Louis Pierre Debatty, né à Ougré (Belgique), à l’âge de 22 ans. Épouse : Jvonne ( !) Anna Augustine Tonka, née à Liège (Belgique), âgée de 21 ans, coiffeuse. [2].
Elle est donc veuve très jeune et tient un salon de coiffure à Liège pendant la guerre.
Son père est clarinettiste dans l’orchestre d’harmonie Sainte Cécile à Eijsden. [3]
Arthur Renkin était un chef d’orchestre militaire belge originaire de Liège qui, après avoir été libéré en tant que prisonnier de guerre, est redevenu chef de l’harmonie Sainte Cécile à Eijsden et a commencé à aider les prisonniers de guerre français en fuite à rentrer chez eux.
Il avait créé une ligne d’évasion en Belgique pour leur faire franchir la frontière franco-belge.
En Belgique, Arthur Renkin devait encore organiser l’hébergement des réfugiés qui traversaient la frontière via Eijsden.
À cette fin, il fait appel, le 10 août 1940, à Yvonne Debatty-Tonka, une jeune veuve qui tenait un salon de coiffure au 100 de la rue des Champs à Liège. Bien que sa langue maternelle soit le français, elle parlait et écrivait couramment le néerlandais. Elle est donc le lien idéal entre les Néerlandais d’Eijsden et les Belges du groupe de Renkin. Les réfugiés pouvaient passer la nuit chez elle ; elle pouvait les accueillir dans leur langue maternelle et les guider ensuite. En outre, elle fournissait à Arthur Renkin des renseignements provenant des Pays-Bas et de la Belgique. [3]
Selon cometeline.org, elle n’a aidé que 5 ou 6 réfugiés à poursuivre leur route sur ordre de Renkin de Luc/Marc, secteur VN/H. [4]
Mais sur tracelimburg.nl/ nous lisons quelque chose de complètement différent :
Le salon de coiffure Yvonne est l’une des principales adresses intermédiaires de Luc-Marc. Yvonne Debatty est elle-même née à Eysden, elle traverse régulièrement la frontière pour récupérer des objets espionnés. Elle héberge également plusieurs dizaines de réfugiés, parfois pour une nuit, parfois pour plusieurs jours. [5]
Le fait qu’Yvonne soit née à Eijden ne correspond pas aux registres, voir ci-dessus. Mais elle s’y est mariée et y a apparemment aussi vécu.
Deux agents néerlandais de la Marine-Abwehr de Groningue infiltrent le groupe. Renkin et Erkens leur font entièrement confiance. Yvonne, elle, ne leur fait pas confiance. Elle se demande, par exemple, pourquoi l’un des deux a toujours de l’essence pour sa moto. On ne prend pas ses soupçons au sérieux. Des dizaines d’arrestations par le SiPo Maastricht s’ensuivent à la mi-octobre.
Mme YVONNE DEBATTY-TONKA : « D’abord six semaines à Liège, puis cinq jours à Maastricht et ensuite pendant un certain temps à Haaren. De Haaren, j’ai été emmenée à Scheveningen, puis de Scheveningen à Utrecht, où j’ai été jugée et condamnée à mort. De là, je suis allée en Allemagne, à Lübeck, Kottbus, Ravensbrück et Mauthausen. »
Yvonne Debatty peut heureusement le raconter. Les autres ne le peuvent pas. Seul Arthur Renkin, maître de chapelle et responsable de Luc-Marc à Liège, a pu échapper à l’arrestation.
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Foto: [3]
Notes