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Limburg 1940-1945,
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Les résistants tombés au Limbourg NL
Photo : Le célèbre abbé Roumen, ancien vicaire de la paroisse Mathias à Maastricht. Après le bombardement du Village bleu, il a lancé une opération épiscopale d’urgence. Source : facebook [6]
Cammaert écrit : Maastricht, aumônier au Service social municipal. Un représentant de la résistance d’inspiration humanitaire. Pionnier de la résistance, surtout dans le domaine de la résistance spirituelle. Il a imprimé et distribué des lettres pastorales et des sermons de l’évêque de Münster [1.1]
C’était l’intrépide évêque Clemens von Galen, déjà célèbre à l’époque. [2]
Le vicaire Hennekens faisait de même à Valkenburg.
L’abbé Roumen et F. Brunklaus, un ancien employé du Limburger Koerier, étaient les principaux rédacteurs du journal clandestin De Patriot, qui se consacrait presque exclusivement à des attaques contre le groupe Neerlandia, appelé par dérision Germania-Presse, et en particulier contre la filiale du groupe, le Limburger Koerier. Avant la guerre, il s’agissait d’une maison d’édition catholique qui, pendant l’occupation, s’est de plus en plus orientée vers le national-socialisme [3]
Dans Het verborgen front, Cammaert écrit :
Le magazine paraissait tous les mois et était d’abord entièrement tapé à la machine à écrire. Plus tard, il a été reproduit dans la maison de la famille Willems, avec un tirage de cinq cents à mille exemplaires.
De Patriot était principalement dirigé contre le Limburger Koerier et son rédacteur en chef H. van den Broeck, favorable aux nazis. [1.2]
Sur bezinnen.com, Ton Roumen écrit à propos de son oncle :
Mais ce ne serait pas que des mots. Des pilotes alliés, des prisonniers de guerre évadés, des Juifs et des clandestins ont reçu des cartes de distribution, de l’argent, des vêtements et même des logements. Grâce à toutes ces actions, son prestige et son autorité grandissent à Maastricht. [4]
Ceci ne reste pas caché, il est surveillé de près par les Allemands :
A plusieurs reprises, il est donc averti par des concitoyens qu’ils viendraient l’arrêter la nuit. A chaque fois, il fait sa valise et part pour une ou plusieurs nuits au domicile parental à Roermond, à quarante kilomètres au nord. Lorsqu’il comprend enfin qu’il n’est « que » recherché en tant qu’otage, il se laisse arrêter le 13 août 1942 et est alors emprisonné à Beekvliet [4], également connu sous le nom de camp d’otages de Sint-Michielsgestel.
Le 16 juin 1948, il meurt subitement à l’âge de 43 ans. Sa mort précoce et tragique s’explique peut-être par le fait qu’il n’avait qu’un seul rein et que ses poumons fonctionnaient mal à cause de la tuberculose. Il manque à la communauté en tant qu’accompagnateur spirituel, conseiller, organisateur syndical et force motrice. Ses funérailles impressionnantes, le samedi 19 juin, dans l’église St. Servaas à Maastricht, ont suscité un vif intérêt. De nombreux articles dans les journaux et les magazines s’attardent sur le décès de l’abbé Roumen. [5]
A Maastricht, dans le quartier Heugemerveld, la rue Aalmoezenier Roumenstraat ET la place Aalmoezenier Roumenplein portent son nom. [6][7]
Nous avons trouvé ses dates de naissance et de décès chez Bidprentjes Van den Berg [8], à l’exception du lieu de décès (Ettelbrück au Luxembourg), mais cela peut heureusement être trouvé sur archieven.nl. On y apprend également qu’il repose dans le cimetière Tongerseweg à Maastricht, tombe numéro U075. [9]
Notes